Changement de méthode et innovation dans la gouvernance, pour mieux connaître les cadres de son département ministériel! Telle est la méthode choisie par la ministre de l’industrie culturelle touristique et des loisirs, Lydie Pongault, en lieu et place des descentes comme ses prédécesseurs le faisaient. Elle a préféré réunir, vendredi 14 octobre 2022, tous les directeurs généraux dans la salle de conférence de l’Hôtel G.h.s, à Brazzaville, pour les écouter, afin d’imprimer un nouveau rythme, tout en inscrivant cette démarche dans la continuité.

Deux heures trente minutes! C’est le temps qu’a duré l’échange entre la ministre Pongault et les animateurs des différentes directions relevant de sa tutelle. Une présentation globale de chaque direction générale que compte le Ministère de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, a été faite: l’Inspection générale du tourisme; la Direction générale du tourisme; la Direction générale des loisirs; la Direction générale des arts et des lettres; la Direction générale du livre et de la lecture publique; le Fespam (Festival panafricain de musique); l’Office de la promotion de l’industrie touristique; la Bibliothèque nationale, le B.c.d.a (Bureau congolais des droits d’auteur). Chaque structure a présenté sa feuille de route et les perspectives fixées.
Malheureusement, toutes ces structures sont confrontées au manque de moyens roulants et de budgets conséquents, pour réaliser les missions qui leur sont assignées.
En ce qui concerne les cotisations statutaires, comme à l’O.m.t (Organisation mondiale du tourisme), le Congo accuse trois mois d’arriéré. Cette faiblesse se fait également sentir au niveau du réseau panafricain de la lecture publique.
Pour la plupart de ces structures administratives, aucune ligne budgétaire n’a été décaissée au niveau du trésor. Mais, les animateurs de ces structures sont pleins de détermination pour le rayonnement de la culture, du tourisme et des loisirs. Il sied d’indiquer que, depuis 1996, le Fespam n’a pas évolué. Il demeure encore un chantier dont le budget dépend du Trésor public. «Il est urgent de convoquer son comité de direction pour relancer les choses», a proposé Hugues Ondaye, le commissaire général.
Il est ressorti de l’exposé du directeur du B.c.b.a que la télévision et la radio nationales ne payent pas les redevances des droits d’auteurs, pour la diffusion des clips et de la musique. Seule deux chaînes de radios privées payent s’acquittent des redevances des droits d’auteurs. Il y a donc lieu de trouver comme ces deux chaînes nationales peuvent être financées, pour les amener à remplir leur devoir par rapport aux artistes qui attendent leurs droits.
Clôturant la séance de travail, la ministre Lydie Pongault a indiqué que cet échange a permis à «mieux nous connaître et à resserrer les coudes, pour bâtir une nouvelle stratégie, afin d’ouvrir de nouveaux chantiers». «L’exigence qui est la nôtre est de contribuer au P.i.b (Produit intérieur brut). Je demande à tous de l’excellence danbs le travail. Aux membres du cabinet d’exploiter les informations mises à notre disposition», a-t-elle précisé. «Notre démarche s’inscrit dans la continuité», a-t-elle conclu.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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