Une délégation du C.c.s (Conseil consultatif des sages et notabilités traditionnelles), conduite par son premier secrétaire, Jules Moussabou, a été reçue en audience, mardi 8 novembre 2022, à l’Hôtel G.h.s la Coupole, à Brazzaville, par Mme Marie France Lydie Hélène Pongault, ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs. Les deux parties ont échangé sur l’importance de la sauvegarde de la musique traditionnelle, car si rien n’est fait, celle-ci risque d’être condamnée à une disparition certaine.
Le C.c.s (Conseil consultatif des sages et notabilités traditionnelles) tire sa légitimité de l’article 203 de la Constitution du 25 octobre 2015. Il est le coffre-fort des valeurs ancestrales et traditionnelles de la République du Congo. «Vous êtes des acteurs de notre culture. Votre expérience et votre savoir-faire nous aideraient à faire avancer notre culture. Mon équipe et moi sommes venus vous écouter», a dit la ministre Marie France Lydie Hélène Pongault à la délégation du C.c.s venue la rencontrer.
Dans le cadre de la prévention des conflits, le C.c.s a mis en place un système d’alerte sur toute l’étendue du territoire national. Ce système d’alerte facilite aussi la communication entre les antennes départementales de cette institution. Cette rencontre était aussi pour une prise de contact avec cette structure garante de la sauvegarde de la culture congolaise dans sa diversité.
Depuis quelques temps, le C.c.s se préoccupe de la disparition de la musique traditionnelle, si rien n’est fait. Il faut aussi penser aux contes et proverbes. La ministre en charge de la culture et les membres de son cabinet ont suivi attentivement les préoccupations de la délégation des sages. «Le Conseil consultatif des sages devrait nous aider à pérenniser notre culture dans sa diversité, parce qu’elle est le sous-bassement du développement», a-t-elle souligné, après avoir pris bonne note des préoccupations de ses interlocuteurs. «Les prochaines rencontres seront plus vivaces que celle-ci, parce qu’elle nous a permis de nous connaître», a-t-elle promis.

Chrysostome FOUCK ZONZEKA