Une délégation de l’Uneac (Union des écrivains et artistes congolais), conduite par son président, l’ancien ministre Henri Djombo, s’est entretenue, mercredi 9 novembre 2022, avec Mme Lydie Pongault, ministre de l’industrie culturelle, touristique, artistique et des loisirs, à son cabinet situé provisoirement à l’Hôtel Pefaco, à Brazzaville. L’entretien a été l’occasion pour les écrivains et artistes congolais de présenter leurs félicitations à Mme Pongault, pour sa nomination à la tête du département ministériel en charge de la culture et de lui présenter leurs préoccupations dont l’acquisition d’un siège.

Pendant l’audience, Henri Djombo a indiqué que «nous sommes venus vous traduire toute la joie qui anime l’ensemble des artistes pour votre nomination et remercie le Président de la République pour avoir choisi une des nôtres». «Nous serons tous les jours à votre service. Les écrivains restent disponibles. Ils produisent des livres, des œuvres d’arts de haute qualité qui font la fierté de notre pays», a-t-il poursuivi.
«Sans moyens, les artistes produisent des œuvres de qualité et tirent leur force de notre nature qui est diversifiée. Cela tient également à notre force d’esprit, à notre engagement. Tous ces atouts majeurs sont là, pour que le secteur de la culture et des arts puisse contribuer au développement. Que les acteurs culturels disposent d’un accompagnement conséquent et durable», a-t-il avoué.
Henri Djombo a saisi l’opportunité de cette audience, pour parler des réformes qui doivent intervenir au sein de l’Uneac, «après l’organisation du congrès, pour arrimer la structure à la nouvelle donne technologique», a-t-il précisé. Selon lui, le Ministère en charge de l’industrie culturelle doit faire que les programmes des acteurs culturels jouissent du soutien des pouvoirs publics. Enfin, en 2023, l’Uneac va célébrer les 70 ans de la littérature congolaise, avec à la clé le premier roman congolais, «Cœur d’Aryenne», de Jean Malonga, publié par les Editions Présence africaine. Il faut indiquer que l’Uneac manque de siège. Une promesse leur avait été faite, mais jusque-là, il y a aucune lueur d’espoir.
En réponse à ces préoccupations, la ministre Lydie Pongault a indiqué que «la culture connaît beaucoup de difficultés. Malgré cela, beaucoup de choses se font dans chaque secteur, avec des maigres moyens financiers». Ayant conscience de l’immensité de la tâche, «nous devons investir énormément dans la culture, parce qu’elle est à la base de tout», a-t-elle estimé. Mais, «il faut que nous ayons la même compréhension de la culture, du ministère que j’ai la charge de diriger pour que nous participions, tous, à son éclosion».
En définitif, la ministre en charge de la culture a pris l’engagement d’accompagner l’Uneac et à produire son cahier de charges. En rapport au 70ème anniversaire de la littérature congolaise, la ministre Pongault a indiqué que son département ministériel va organiser, en 2023, le salon africain du livre. Cet anniversaire sera intégré à cet événement. Un tableau de l’artiste peintre congolaise qui parle de l’éducation a été remis à Lydie Pongault. «La culture, c’est l’éducation», a-t-elle réagi.

Chrysostome
FOUCK ZONZEKA