Dans le cadre de l’A.p.v (Accord de partenariat volontaire) pour l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux (Flegt), le gouvernement et la délégation de l’Union européenne ont tenu, du 7 au 8 juin 2022, leur 15ème session du comité conjoint de mise en œuvre de cet accord. La session, qui s’est tenue au Ministère de l’économie forestière, à Brazzaville, sous un format hybride (en présentiel et en virtuel), s’est déroulée en deux segments. Le premier, qualifié de technique, a été réservé aux experts et le second, officiel, a permis d’adopter les documents préparés par les experts et les recommandations formulées. Le tout sous la co-présidence de Rosalie Matondo, ministre de l’économie forestière, et Giacomo Durazzo, ambassadeur de l’Union européenne, en présence de Ludovic Ngatsé, ministre délégué au budget, de quelques ambassadeurs des Etats membres de l’Union européenne, du directeur de l’A.f.d (Agence française de développement) et du délégué de la F.a.o. 

La 15ème session du comité conjoint entre le Congo et l’Union européenne a permis de faire le bilan de la mise en œuvre de l’A.p.v-Flegt, depuis la précédente session tenue en novembre 2021 et d’orienter le travail du second semestre de l’année 2022.
C’est ainsi qu’au terme des travaux, un aide-mémoire a été signé par la ministre Rosalie Matondo et l’ambassadeur Giacomo Durazzo, qui a récapitulé les points saillants des discussions, des recommandations formulées et les engagements pris par la 15ème session.
Selon les conclusions tirées, des avancées ont été réalisées et des défis restent aussi à relever.
Parmi les avancées, on peut citer la finalisation de la stratégie d’observation indépendante des forêts par la société civile et le soutien du Paco (Programme d’accompagnement au changement organisationnel), financé par la Coopération britannique.
Le principal défi auquel l’accord fait face demeure le plein déploiement du système informatisé de vérification de la légalité des bois.
Selon les conclusions, cet outil est fondamental, pour assurer la transparence escomptée dans le secteur et contribuer à une meilleure gouvernance forestière. Un appel a été lancé pour poursuivre ce chantier, afin de parvenir à une utilisation effective du système informatisé de vérification de la légalité des bois, dans les meilleurs délais.
Le comité conjoint a émis l’espoir de voir la mise en place d’un comité interministériel entre les Ministères de l’économie forestière et celui des finances, pour la mobilisation des fonds. L’autre difficulté relevée porte sur la rédaction du rapport annuel 2021. Une feuille de route a été adoptée pour le plan de travail annuel 2022 et pour résoudre les différents défis.
L’ambassadeur de l’Union européenne a reconnu que «pour atteindre les objectifs communs que nous nous sommes fixés, nous devons davantage faire preuve d’implication, de participation et de parfaite coordination».
A son tour, Mme Rosalie Matondo a souligné que «depuis deux décennies, la mise en œuvre du partenariat dans le cadre d’une politique de gestion durable de ses forêts, notre pays a pu se forger un leadership dans la sous-région Afrique centrale. Le Congo, avec ses 23,5 millions d’hectares de forêt, couvrant 69% de son territoire national, a indéniablement un rôle essentiel à jouer sur l’urgence de la préservation des forêts, en considération des fonctions sociales, économiques et surtout environnementales en lien avec la lutte, à l’échelle globale, contre le changement climatique».

                                                                                                                                                                                                                                                                   Martin
                                                                                                  BALOUATA-MALEKA