Le Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche a organisé, du 18 au 19 août 2022, à Brazzaville, en partenariat avec les organisations internationales, notamment le W.r.i (World resources institute) et Proforest, un atelier de validation des directives nationales pour l’obtention du consentement libre, informé et préalable (Clip) dans le cadre du développement des projets agro-industriels, dans le secteur de la production d’huile de palme.

Ouvert par Pascal Robin Ongoka, directeur de cabinet du ministre de l’agriculture, en présence de Téodyl Nkuintchua, représentant l’O.n.g W.r.i au Congo, Louis Defo, représentant de Proforest dans le Bassin du Congo en Afrique centrale et Paul Raphaël Ongouala, directeur général de l’agriculture, l’atelier organisé par le Ministère de l’agriculture a permis d’adopter des directives qui permettent au pays de respecter ses engagements internationaux, notamment en matière de gouvernance inclusive dans la production d’huile de palme.

Phase de déroulement d'une conférence sur la réforme de l'Etat.
Phase de déroulement d’une conférence sur la réforme de l’Etat.

Cet atelier a connu la participation des représentants de l’administration publique, du secteur privé, de la société civile, des petits producteurs agricoles, des communautés locales et les populations autochtones. Selon Téodyl Nkuintchua, il «marque une étape clé dans un processus qui dure depuis environ deux ans». Pour Louis Defo, le consentement libre, informé et préalable (Clip) «permet de constituer les bases pour la défense des intérêts des communautés».
«L’élaboration des directives nationales pour l’obtention du consentement libre, informé et préalable (Clip) dans le cadre des projets agro-industriels intervient à un moment charnière pour la réalisation des ambitions de développement de notre pays. L’agriculture durable est un pilier du Plan national de développement (P.n.d) 2022-2026. Il va sans dire que l’une des missions majeures du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche est de garantir la sécurité, voire la souveraineté alimentaire dans notre pays», a déclaré le directeur de cabinet, Pascal Robin Ongoka, en ouvrant les travaux de l’atelier.
Le développement durable du secteur de l’huile de palme nécessite d’être transformé dans les zones savanicoles et non dans les zones forestières. A ce titre, le Congo a signé la Déclaration de Marrakech de 2016 pour le développement durable du secteur de l’huile de palme en Afrique. Cet engagement a été traduit par la mise en place de la Plateforme nationale pour l’initiative de l’huile de palme durable en Afrique.
Ainsi, dix principes nationaux ont été élaborés pour le développement durable du secteur de l’huile de palme, d’ici à l’an 2030. Le principe n°4 porte sur la consultation et la participation effective des parties prenantes, suivant l’approche consentement libre, informé et préalable (Clip). Le but de l’atelier est de combler la lacune du principe n°4 du plan d’action.
Clôturant les travaux, Paul Raphaël Ongouala a signifié que «dorénavant, la mise en œuvre des projets agro-industriels doit obéir aux prescriptions des directives de ce Clip, qui demandent qu’avant la formulation desdits projets, les populations autochtones, les communautés locales, les organisations de la société civile et d’autres parties prenantes, doivent donner leur consentement, en vue de la pérennisation des activités de la plateforme Apoi, dont le rôle est indispensable dans la mise en œuvre des actions en faveur de la production de l’huile de palme durable et écoresponsable, ainsi que la promotion des autres commodités à risque de déforestation en zone savanicole».

M. B.-MALEKA

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