Le Ministère de la santé et de la population, a organisé, du 7 au 8 septembre 2022, avec l’appui de la représentation de l’O.m.s au Congo, un atelier sur l’opérationnalisation de l’appui de l’O.m.s dans la mise en œuvre du plan d’action national pour la sécurité sanitaire. Ouvert par Jean-Ignace Tendelet, directeur de cabinet du ministre de la santé et de la population, cet atelier, qui a connu la présence du Dr Mme Blanche Anya, représentante de l’O.m.s au Niger, et du Dr Lucien Alexis Manga, représentant de l’O.m.s au Congo, avait pour objectif de mettre en place une équipe nationale de 50 experts, capable de répondre aux urgences de santé publique. Il a été clôturé par le Dr Antoine Loussambou, conseiller à la santé du ministre de la santé et de la population.

L’atelier sur l’opérationnalisation de l’appui de l’O.m.s dans la mise en œuvre du plan d’action national pour la sécurité sanitaire a regroupé de nombreux cadres venus de plusieurs ministères, des agences des Nations unies, des structures publiques et privées, de la société civile et des confessions religieuses.
Selon l’O.m.s, chaque année, plus de 100 situations d’urgence sanitaire se déclarent dans la région africaine, concentrant ainsi près de 70% des situations d’urgence sanitaire survenues dans le monde. Les deux jours de partage de connaissances ont permis aux participants de bénéficier du renforcement de leurs capacités, pour l’opérationnalisation du plan d’action national pour la sécurité sanitaire qui va être réalisé dans les 52 districts sanitaires que compte le Congo pour qu’ils gagnent en efficacité et en promptitude de détection et de riposte avec l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
«Le Congo a tiré pleinement les leçons de la pandémie de covid-19 et le pays s’est fortement engagé au développement et à la validation d’un plan d’action multisectoriel pour la préparation et la riposte aux urgences de santé publique», a dit Lucien Alexis Manga, le représentant de l’O.m.s au Congo, à l’ouverture des travaux.
«Pour les Etats membres de la région africaine, il nous faut corriger plusieurs faiblesses liées à la coordination, à la logistique, à la mobilisation rapide des ressources humaines, à la détection des urgences, à la fonctionnalité de notre Cousp et des équipes médicales d’interventions rapides. Prenant la mesure des menaces du moment, le Congo s’est engagé pour le renforcement de la sécurité sanitaire en général et la surveillance intégrée et riposte en particulier», a reconnu Jean-Ignace Tendelet. Selon Mme Dr Blanche Anya, la représentante de l’O.m.s au Niger, l’équipe de 50 experts de toutes disciplines confondues, mise en place, va être déployée chaque fois qu’il y a une urgence au niveau du Congo dans les 24 heures à 48 heures pour répondre, parce que l’un des défis, c’est de ne pas pouvoir répondre aux urgences à temps. Clôturant les travaux, le Dr Antoine Loussambou a rassuré qu’«avec le travail accompli, le Congo vient de bénéficier d’une opportunité de sécuriser sa population répartie sur 342.000 km²».

Martin BALOUATA-MALEKA

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