Grâce à l’appui financier de la Banque mondiale d’un montant de 50 millions de dollars américains (environ 27 milliards de francs Cfa), le Ministère de la santé et de la population a mis en place le Projet de renforcement du système de santé Kobikisa, qui consiste à améliorer les soins prénataux et obstétriques pour les populations vulnérables. Ce projet a été officiellement lancé, lundi 31 janvier 2022, au Centre des conférences internationales de Kintélé, par la première dame, Mme Antoinette Sassou-Nguesso, lors d’une cérémonie en présence de Gilbert Mokoki, ministre de la santé et de la population, de Mme Korotoumou Ouattara, représentante résidente de la Banque mondiale, des autorités locales du District d’Ignié et de la commune de Kintélé, de quelques membres du gouvernement notamment les ministres Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, de l’économie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Inès Nefer Ingani, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement et Ludovic Ngatsé, ministre délégué au budget, et des responsables de quelques agences du système des Nations unies, dont Mme Chantal Umutoni, représentante de l’Unicef.

La cérémonie a constitué en une plateforme d’échanges qui a permis de communiquer avec les différents partenaires et bénéficiaires sur les résultats attendus du Projet de renforcement du système de santé Kobikisa. Son objectif est d’améliorer l’utilisation et la qualité des services de santé reproductive maternelle et infantile parmi les ménages pauvres. Il vise également à améliorer la gouvernance du système de santé.
Aujourd’hui, malgré l’assistance d’accoucheuses qualifiées, assurant près de 90% des accouchements dans les formations sanitaires, le taux de mortalité maternelle reste élevé (378 décès pour 100.000 naissances vivantes) par rapport à la cible des objectifs de développement durable. Ce taux élevé de mortalité pourrait être lié à la faible qualité des services offerts.
L’accès aux services de base de santé reproductive, maternelle et infantile reste encore un défi majeur au Congo. C’est pour réduire ce taux que le projet a été mis en place. Selon Mme Chantal Umutoni, «chaque année, environ 60.000 enfants de moins d’un an ne sont pas vaccinés au Congo, concourant inéluctablement à la survenue des épidémies au fil des années et plus de 30.000 enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère ont besoin d’un traitement. La qualité des soins prénataux et des accouchements reste aussi à améliorer, pour permettre au Congo d’être au rendez-vous de 2030».
Pour sa part, Mme Korotoumou Ouattara a loué les efforts et l’engagement du gouvernement congolais dans le secteur de la santé. «Cette volonté trouve son fondement dans la réalisation et la promotion du droit à la santé et du droit à la sécurité sociale, tous deux inscrits dans la Constitution du Congo ainsi que dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et autres instruments internationaux auxquels le pays a souscrit. Cependant, à ce jour, la grande majorité des populations n’arrive pas à bénéficier pleinement de ces droits, en raison de nombreuses contraintes», a-t-elle déclaré.
Pour sa part, le ministre Gilbert Mokoki a rassuré que le gouvernement est soucieux d’arrêter la tendance baissière des indicateurs des soins et de services de santé de base de la mère et de l’enfant. D’où la signature de l’accord de prêt avec la Banque mondiale, pour mettre en place ce projet qui couvre 36 districts sanitaires sur les 52 que compte le Congo, soit environ 2.400.000 bénéficiaires.
Coordonnateur du projet, le Dr Jean Pierre Okandzé Elenga a précisé que ce projet, qui a quatre composantes pour une durée de trois ans, a commencé à être mis en œuvre depuis le 30 octobre 2021 et sa clôture interviendra le 8 août 2024.

Martin BALOUATA-MALEKA

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