Il s’est tenu, du 17 au 18 mars 2022, à l’Hôtel Saint-François, à Brazzaville, un atelier de validation des documents de sauvegarde pour la mise en œuvre du Projet Redisse IV (Projet régional d’amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique centrale, phase IV), sous les auspices du Dr Jean-Pierre Okandzé Elenga, qui pilote l’Unité de coordination centrale de ce projet. Financé à hauteur de 15 millions de dollars (environ 7,6 milliards de francs Cfa) par la Banque mondiale, pour une durée de cinq ans et neuf mois, et placé sous tutelle du Ministère de la santé et de la population, ce projet a été doté, à l’issue de cette réunion, des six documents de sauvegarde qui vont permettre la continuité des actions du projet.

Les participants.
Les participants.

Au cours de l’atelier, les cadres venus des ministères en charge de la santé, de l’environnement et de l’élevage ont examiné et adopté les six documents de sauvegarde pour la mise en œuvre de la phase IV du Projet Redisse (Projet régional d’amélioration des systèmes de surveillance des maladies en Afrique centrale). Il s’agit des documents suivants:
– cadre de gestion environnementale et sociale;
– cadre de planification en faveur des populations autochtones;
– cadre politique de réinstallation;
– mécanisme de gestion des plaintes;
– plan d’action contre les Vbg/Eas/Hs;
– et plan de gestion des déchets biomédicaux.
Ces documents vont permettre la continuité des actions du projet qui vise à renforcer les capacités nationales et régionales de lutte contre les menaces des maladies au niveau de l’interface homme, animal et environnement, source de la plupart de nouveaux agents pathogènes à tendance épidémique connus, a expliqué le Dr Jean-Pierre Okandzé Elenga. Le projet couvre toutes les activités relatives à la surveillance des maladies, notamment dans les frontières et dans les points d’entrée du pays. Selon lui, il est question de se préparer contre une menace d’épidémie et de trouver des solutions d’éradication, au cas où un pays frontalier serait affecté.
Signalons que la Banque mondiale finance ce projet dans cinq pays de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), à savoir l’Angola, la Centrafrique, le Congo, la RD Congo et le Tchad. Le bureau régional dudit projet est basé à Libreville, au Gabon, où se trouve le siège de la C.e.e.a.c.
La mise en œuvre de ce projet, à travers les documents adoptés, va servir aux différents ministères. En effet, c’est un projet qui renforce le système de surveillance des maladies au niveau international. Ainsi, tous les pays concernés d’Afrique centrale se sont engagés à définir les différentes normes sur le système de santé humaine, animale et environnementale et les critères sont prédéfinis dans les documents adoptés, a souligné le coordonnateur du projet.

Joseph MWISSI NKIENI