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Ministère de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement : La loi Emilienne Mouébara, lutter contre les violences faites aux femmes au Congo

«L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable», c’est sur ce thème que l’humanité a célébré, mardi 8 mars 2022, la journée internationale des droits de la femme. A cette occasion, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a plaidé pour l’avancement des droits des femmes. Au Congo, cette commémoration a donné lieu à l’adoption, par le parlement, de la loi appelée Emilienne Mouébara, du nom de la défunte mère du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso. Défendue par la ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, Inès Népher Ingani, cette loi est destinée à lutter contre les violences faites aux femmes.

La loi Emilienne Mouébara est un cadeau pour les Congolaises, en ce mois de mars consacré à la femme. Traduisant la volonté des pouvoirs publics de lutter contre les violences faites aux femmes, cette loi détaille les mesures susceptibles de lutter contre toutes leurs formes, mesures allant de la prévention et la protection à la prise en charge des victimes, à la répression et aux poursuites contre les auteurs de ces actes. Ainsi, le projet de loi crée des infractions spéciales qui permettent de mieux réprimer certains agissements préjudiciables à la condition des femmes, jusque-là insuffisamment prises en compte par la loi pénale.
Parmi les innovations majeures, voire révolutionnaires, contenues dans cette disposition juridique figurent également des dispositions renforçant la protection des veuves dans le cadre des successions ouvertes en cas de décès de leur conjoint.
Souvent victimes, d’une part, de violences physiques, conjugales, psychologiques et morales, les femmes congolaises subissent d’au- tre part le phénomène de la «loi du silence» et parfois même des pressions multiformes pour ne pas dénoncer les auteurs des violences dont elles sont victimes.
Le Congo, qui a ratifié plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits des femmes, est dans une bonne posture avec cette loi qui vient garnir son arsenal juridique en matière des droits des femmes. C’est un motif de satisfaction pour la ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme, Ines Nefer Bertille Ingani, et, au-delà, de toutes les femmes. «C’est l’occasion de renouveler notre reconnaissance au Président de la République Denis Sassou-Nguesso, pour son implication personnelle pour l’adoption de la loi Emilienne Mouébara, en ce mois de la femme, un cadeau inédit à toutes les femmes du Congo et en hommage à titre posthume à toutes nos mamans qui se sont battues pour leurs droits et ont souvent été victimes de violences psychologiques, morales, physiques, etc», a-t-elle déclaré. Désormais, ceux qui ont l’habitude de battre les femmes sont prévenus: leurs agissements ne resteront plus impunis, au Congo.

Urbain NZABANI

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