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Message du Président du COSERCO : Triple sentiment de joie, de gratitude à Dieu et de responsabilité, après la réouverture des lieux de culte

Message du Président du COSERCO : Triple sentiment de joie, de gratitude à Dieu et de responsabilité, après la réouverture des lieux de culte

A l’occasion de la réouverture des lieux de culte, décidée par le Gouvernement dans le cadre du deuxième palier de déconfinement, le Pasteur Germain Loubota, Président du COSERCO (Conseil Supérieur des Eglise de Réveil du Congo) adresse le message suivant aux chrétiens et aux pasteurs. La réouverture des lieux de culte a suscité un triple sentiment de de joie, de gratitude à Dieu et de responsabilité.

De joie, parce qu’on va devoir renouer avec la vie de culte. Vous savez quelle est l’importance du culte et de la communion que les chrétiens ont avec Dieu dans l’Eglise. Dans la bible, David disait que «je suis dans la joie, quand on me dit d’aller dans la maison du Seigneur».
De gratitude à Dieu, parce que les autorités sont arrivées à déconfiner au niveau de ce deuxième palier, c’est qu’il y a certainement une évolution favorable de la situation épidémiologique. Avec un peu plus de 1000 contagions, presque la moitié de guéris et 28 décès à ce jour, donc un taux de létalité parmi les plus faibles d’Afrique, nous pouvons dire merci à Dieu qui, certainement, répond à nos prières avec de tels résultats.
De responsabilité aussi, parce que si, comme le disent les autorités, la pandémie est encore là, il va falloir éviter que les églises ne soient les nouveaux foyers de contamination d’où partira la propagation du virus de la COVID 19. Ce qui anéantirait tous les efforts obtenus aujourd’hui par le Gouvernement jusqu’à ce jour.

– Comment allez-vous faire?

D’abord, il faut dire que le virus est bien là et encore là, le Premier Ministre, dans son discours, n’a eu de cesse à le répéter: la pandémie toujours menaçante est encore présente. Donc, il faut que les cultes qui vont se tenir respectent toutes les mesures barrières d’hygiène, de sécurité sanitaire et de distanciation physique. Vous savez, il va falloir être plus exigeant dans la façon de faire. Si, au cours d’un culte, une contamination de quelques fidèles a lieu, cela veut dire qu’il faudra rattraper toutes les personnes ayant pris part au culte ce jour-là, les mettre en «quatorzaine» comme on dit, leur faire subir les tests, eux comme pour leurs familles. Cela signifie qu’il faut connaître là où ils habitent, les identifier et les soigner en fin de compte. Vous vous imaginez ce que cela peut représenter? A notre entendement, les cultes doivent être bien encadrés et spirituellement et sanitairement.

– Dernier mot.

Je voudrais m’adresser aux gestionnaires des établissements de culte, les pasteurs, les prêtres et même les imans pour les mosquées. Il ne faut pas s’imaginer que les cultes que nous allons avoir pendant ces temps de déconfinement seront semblables à ceux des temps d’hier. Pendant le confinement, l’église a fonctionné pendant deux mois, avec des cultes en ligne et des cultes de famille ou dans les maisons. J’espère que les vrais enfants de Dieu se sont livrés à cela, sinon, c’est la preuve que ceux qui n’ont l’ont pas fait vont subir quelques désagréments spirituels.
Pendant le déconfinement du premier palier qui a duré un mois plein, l’église qui a survécu au confinement, a poursuivi l’œuvre avec les mêmes cultes de maison et en ligne et a intégré les visites des âmes qu’elles n’avaient plus vu pendant deux mois et cela a été des moments de grande joie pour les bergers, les vrais bergers, de rencontrer les brebis et de constater ce que Dieu avait fait avec les âmes. Pour la plupart, du moins ceux que nous connaissons, on a constaté que Dieu a protégé son peuple, son vrai peuple, pas le faux peuple de Dieu «les lo ammi» dont parle le prophète dans la bible.
Avec le déconfinement, phase deux, qui voient les portes de l’église rouvrir, l’église doit évoluer ou s’adapter au contexte et aller vers une «cellulisation accélérée» des cultes couplés avec des cultes de maison et en ligne, mais qui prendront moins d’espace que pendant le temps de confinement. N’oublions pas que nous continuons à lutter contre la maladie. La sensibilisation contre la maladie doit intégrer l’évangile, pour que la riposte spirituelle se continue. C’est là que nous allons mieux nous organiser, pour lutter contre la pandémie. Donc, le rôle de l’église, plus que jamais, doit être en première ligne dans la lutte contre la Covid-19.
Aux Autorités, je sollicite leur appui au COSERCO ou aux différents Conseils des Confessions religieuses qui existent, pour leur donner les moyens de sensibilisation, de désinfection plus que souvent des lieux de culte dont on aura besoin plus que souvent, mais aussi d’encadrement des pasteurs et même des fidèles pour aider l’église à mieux lutter contre cette pandémie. Dieu bénisse d’avance, les autorités qui accompagneront l’église dans ce sens. Dieu vous bénisse!

Pasteur Germain LOUBOTA
Président du COSERCO

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25 octobre 2020, 00: 20

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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