Sélectionner une page

Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza : Le 140ème anniversaire de Brazzaville célébré en présence de la Reine Ngalifourou

Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza : Le 140ème anniversaire de Brazzaville célébré en présence de la Reine Ngalifourou

3 octobre 1880 – 3 octobre 2020, cela fait 140 ans que la ville de Brazzaville, capitale de la République du Congo, a été fondée, grâce à un acte posé par l’explorateur Pierre Savorgnan De Brazza. Cet anniversaire a été célébré samedi 3 octobre dernier au Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza, sous les auspices de Belinda Ayessa, directrice générale dudit mémorial et parmi les invités de marque, il y a eu la Reine Ngalifourou, dépositaire du fétiche téké «nkwembali», des principaux membres de la cour royale de Mbé, des diplomates en poste à Brazzaville, des enseignants chercheurs en histoire de l’Université Marien Ngouabi.

Evénement riche en surprises! Pour exprimer sa reconnaissance à Belinda Ayessa, du fait du rayonnement de la culture téké qu’elle impulse par l’entremise du mémorial, ce lieu de ressourcement culturel, la Reine Ngalifourou lui a offert un présent précieux dans la tradition téké: un pagne en raphia.

L’accueil de la Reine Ngalifourou (en chapeau) par la directrice du mémorial.

Une communication du Pr Joseph Itoua, enseignant d’histoire à l’E.n.s (Ecole normale supérieure), sur le thème: «Histoire de la création de Brazzaville», sous la modération du Pr Joachim Emmanuel Goma-Thethet, a constitué le clou de la célébration. Du cadre juridique de sa création, le 3 octobre 1880 à sa désignation comme capitale de la République du Congo, le 28 novembre 1958, en passant par le siège de l’A.e.f (Afrique équatoriale française ), de la capitale de la France-Libre (pendant la Seconde guerre mondiale), d’une mairie du Moyen-Congo, etc., Brazzaville tisse une histoire riche qui témoigne de son rayonnement parmi les villes africaines. Le conférencier a porté à la connaissance du public qu’à l’origine, quatre hameaux constituaient le territoire qui allait devenir Brazzaville. Il s’agit d’Impila, Mbama, Okila et Mfoa, s’étendant sur quatre kilomètres, de la rivière Tsiémé au pont du Djoué. C’est en 1881 que le Comité français de géographie et la Société de géographie française vont donner le nom de Brazzaville à ce territoire que le Makoko, roi des Tékés, céda à De Brazza, par l’entremise de son vassal Ngaliema, le 3 octobre 1880.
«Les premiers bâtiments ont été érigés aux lieux où est implanté le mémorial. Le 23 mai 1884 marque l’arrivée des premiers colons (Dolisie, Jacques De Brazza, Brusseau, Lebry, etc.), suivis des prêtres de la congrégation du Saint-Esprit. Après quoi, les premières constructions coloniales sortent de terre de manière dispersée, selon le centre d’intérêt de chaque communauté». Les premiers quartiers sont créés en 1909 pour Bacongo, Poto-Poto en 1911, Moungali et Ouenzé en 1954.
Ainsi, pour Belinda Ayessa, «il nous faut revenir à ces indices des origines, pour comprendre ce qui se vit ici et maintenant. Autour de la fondation de Brazzaville, on retiendra la naissance d’une histoire. De cette petite station du pays téké, on n’est passé à une ville coloniale; de ville coloniale, à une ville de refuge pour une France en quête de liberté; d’une ville coloniale, à une ville africaine se modernisant, hospitalière des différences, des multiplicités et des migrations».
Comme quoi, le souvenir de la création de la ville de Brazzaville, par un acte entre l’explorateur franco-italien Pierre Savorgnan de Brazza, et Ngaliema, l’un des vassaux représentant de Makoko, le 3 octobre 1880, a son lieu de prédilection, le Mémorial Pierre Savornan de Brazza.

Joseph
MWISSI NKIENI

A propos de l'auteur

Laisser une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

heure locale

28 octobre 2020, 01: 14

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

Lire la suite

Je m’abonne à la newsletter de l’horizon africain

Commentaires récents

    Votre Publicité

    Archives

    Statistiques de notre site

    • 1
    • 27
    • 1 713
    • 3 993
    • 521
    • 579
    • 18 octobre 2020

    Votre météo

    booked.net