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Meec (Mouvement des élèves et étudiants du Congo) : Les Cefa, un espoir de lutte contre le chômage massif des jeunes au Congo

Meec (Mouvement des élèves et étudiants du Congo) : Les Cefa, un espoir de lutte contre le chômage massif des jeunes au Congo

Pour mettre en musique les priorités du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, en matière de lutte contre le chômage des jeunes, le Ministère de l’enseignement technique et professionnel, de la formation qualifiante et de l’emploi a lancé les Cefa (Centres d’études, de formation et d’apprentissage) en 2016. Le Meec (Mouvement des élèves et étudiants du Congo) entend faire connaître ces centres aux jeunes, afin de les mettre sur le chemin de l’apprentissage des métiers et avoir ainsi la chance de pouvoir trouver un emploi.

Sous la supervision du député P.c.t élu dans la circonscription d’Ignié (Département du Pool), une délégation du Meec, conduite par son président Koncernant Epara, a visité, jeudi 18 juin 2020, le Cefa basé au Lycée Premier Mai, à Brazzaville, qui est spécialisé dans les métiers de service, du froid et du bâtiment. Le but est d’inciter les jeunes à prioriser la formation qualifiante.
Au regard du taux élevé de chômage dû en grande partie à l’inadéquation entre les études suivies et les besoins en ressources humaines du marché du travail, les jeunes du Meec veulent s’adapter à la réalité du marché de l’emploi, afin de multiplier leurs chances d’insertion professionnelle, après leurs études. Ils sont allés toucher du doigt la réalité du Cefa, question de s’inspirer et d’inspirer les autres sur la nécessité d’apprendre un métier. «Nous avons toute une panoplie d’étudiants et d’élèves qui ont des diplômes, mais ces derniers ne leur permettent pas d’être insérés dans la vie professionnelle. Voilà pourquoi nous nous sommes décidés de venir voir ce centre, afin de les sensibiliser. Parce que vous pouvez avoir votre licence à l’Université Marien Ngouabi, à la fin, vous restez à la maison, alors qu’ici, vous sortez avec un métier», s’est réjoui le président du Meec.
Dans le même ordre d’idées, le député José Cyr Ebina, partenaire du Meec, a invité l’ensemble des parents et la communauté estudiantine nationale à s’intéresser à la formation qualifiante, car l’avenir des jeunes en dépend. «Je demande aux parents d’inciter leurs enfants à apprendre des métiers. L’on se souvient des différentes infrastructures grandioses de la Municipalisation accélérée impulsée par le Chef de l’Etat, mais celles-ci ont été construites par qui? Beaucoup d’ailleurs par des étrangers. Il manquait une main d’œuvre locale qualifiée. Tout ça, parce que les parents ont voulu imposer leurs volontés aux enfants de faire de longues études. Il faut que mon enfant soit docteur, magistrat et autres, alors qu’on voit beaucoup de jeunes avec leurs diplômes être confrontés au chômage. Je conseille aux jeunes d’opter pour la voie des métiers. Et par ailleurs, je dis chapeau au Chef de l’Etat, pour ce noble projet qu’il a confié au ministre Nicéphore Fylla Saint-Eude», a affirmé le député d’Ignié. Il faut dire que le Cefa est ouvert aux apprenants de la formation initiale au perfectionnement des métiers du froid et du bâtiment.
Déjà, plusieurs étudiants en formation se disent satisfaits des enseignements reçus. «Ça fait déjà six mois que je suis ici. J’apprends la plomberie. Et je suis consciente qu’avec mon métier, je pourrai subvenir à mes besoins essentiels», a confié une étudiante. «Ici, la formation est gratuite et toutes les catégories de jeunes sont aussi les bienvenues. Que tu sois au collège, au lycée, on te forme pendant deux ans, c’est bon», a lancé un autre apprenant.

Hervé EKIRONO

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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04 décembre 2020, 05: 11

L’editorial de la redaction

«DES QUESTIONS BATEAU»

L’expression est utilisée par le chef de file de l’opposition, à l’issue de l’audience que le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, lui a accordée samedi 21 novembre dernier. Parlant de la réforme du processus électoral, Pascal Tsaty-Mabiala a utilisé l’expression que ces questions sont devenues des «questions bateau». Cela mérite qu’on s’y arrête un peu.

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