Marius B. Miéré Onka, directeur général du B.c.b.t.p

«Avec le B.c.b.t.p, c’est bâtir en toute sécurité»

Le B.c.b.t.p (Bureau du contrôle du bâtiment et des travaux publics) est un établissement public à caractère technique et scientifique. Il est par essence l’ingénieur public dans le domaine du bâtiment et des travaux d’infrastructures. Il s’occupe essentiellement des études du sol, des matériaux, de l’expertise des ouvrages, de l’assistance technique, la recherche dans le domaine géotechnique et la réalisation des forages d’eau industriels et domestiques. Pour comprendre son mode de fonctionnement, notre rédaction s’est approchée de Marius Boris Miéré Onka, le directeur général, qui évoque également les dispositions à prendre avant de faire un forage.

* Depuis votre arrivée à la tête de la direction générale du B.c.b.t.p, vous menez une campagne de sensibilisation à travers les médias et les spots publicitaire. Quels sens donnez-vous à cette initiative?

** C’est la politique que je veux imprimer, parce que j’avais compris que le B.c.b.t.p n’était pas bien connu. Alors que c’est un outil très important pour les populations, dans le sens où il participe à la sécurité des infrastructures et ouvrages, lesquels doivent être rassurants. C’est pour cela qu’avant de commencer à punir ceux qui enfreignent la loi, il fallait d’abord sensibiliser. J’ai donc pensé que la première partie de mon action devait être la sensibilisation, pour que les populations, partout où elles se trouvent, soient prévenues. Après, nous allons passer à la phase de contrôle et de répression. Tous les ouvrages dans le pays sont bâtis sur le sol et ce sol doit être étudié au préalable, avant leur réalisation. C’est le sens de l’action que nous allons poursuivre, jusqu’à ce que le dernier citoyen soit sensibilisé sur l’existence du B.c.b.t.p.

Marius Boris Miéré Onka, le directeur général du B.c.b.t.p.
Marius Boris Miéré Onka, le directeur général du B.c.b.t.p.

 * Est-ce que le matériel que le B.c.b.t.p utilise répond à la nouvelle technologie?

** Bien sûr! Nous avons un matériel de nouvelle génération, d’autant plus que nous travaillons avec des partenaires français que sont Apageo et C.v équipments next road. Nous avons un matériel de laboratoire très performant que nous possédons, seuls, en Afrique centrale, et sur certains modules.

Nous étudions les formulations des bêtons bitumineux du niveau 1 au niveau 4. Nous avons une presse de traction des aciers qui n’existe au Congo qu’au B.c.b.t.p. Nous sommes bien équipés et l’Etat, par l’intermédiaire de notre ministre de tutelle, le ministre d’Etat Jean Jacques Bouya, est décidé à nous accompagner, de telle sorte que notre structure monte en puissance et qu’elle s’exprime à travers l’instruction qu’il a donnée aux maîtres d’ouvrages délégués du Ministère de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’entretien routier, de telle sorte que le B.c.b.t.p participe à tous les projets d’envergure des infrastructures, réalisés sur financement du budget de l’Etat congolais.

* Dans les zones reculées, jusqu’à quelle profondeur peut-on trouver la nappe phréatique lorsqu’il s’agit de forages?

** Le domaine de forage d’eau, c’est un domaine très complexe. Il y a des quartiers qui ont l’eau, où la nappe phréatique n’est pas aussi profonde que ça. Mais, il y a parfois une roche qui couvre la nappe phréatique, empêchant ainsi à ceux qui forent avec des équipements non conventionnels, de percer cette roche et d’atteindre la nappe phréatique, pour avoir l’eau.

Au fait, avant de faire un forage, il faut d’abord réaliser une étude géophysique qui permette de déterminer la profondeur réelle de l’eau. Certains opérateurs dans ce domaine tâtonnent et se comportent comme de véritables amateurs. C’est vrai qu’il y a des zones où la nappe phréatique est très loin, à l’instar du District de Lékana, dans les Plateaux. Mais, il y a aussi celles où la nappe n’est pas très loin. Mais, les outils de foration dont disposent certains opérateurs ne permettent pas de percer la roche dans sa zone de faille, pour avoir l’eau.

* En termes de projection, qu’est-ce que l’on peut retenir pour l’année prochaine?

** 2023 s’inscrira dans la continuité de nos actions menées en 2022 avec, cette fois-ci, plus de rigueur. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Denis Sassou-Nguesso, attend les résultats. Lui, qui a pensé responsabiliser la jeunesse. Celle-ci n’a pas le droit d’échouer. Surtout que l’on ne peut se lever que par l’effort. Il n’y a pas de victoire sans effort. Et nous sommes réconfortés par cette position, par notre ministre de tutelle. Croyez-moi que nous allons y arriver.

 * Pour terminer…

**Je crois que nous avons fait le tour d’horizon. Mais, cela ne m’empêche pas de demander aux Congolais de ne pas se confier à n’importe qui, en matière de constrution. La population a son ingénieur public qu’est le B.c.b.t.p. Nous lui demandons de nous contacter avant la réalisation de tous travaux d’infrastructures diverses. Nous pratiquons des prix défiant toute concurrence. Donc, avec le B.c.b.t.p, c’est bâtir en toute sécurité.

Propos recueillis par Achille TCHIKABAKA