22.1 C
Brazzaville
lun 28 novembre 2022
spot_img
AccueilActualitéLutte contre la pandémie de covid-19 : L’obligation vaccinale à l’épreuve...

Lutte contre la pandémie de covid-19 : L’obligation vaccinale à l’épreuve des réticences sociales

Le gouvernement a érigé en obligation, la vaccination contre la covid-19, comme cela se passe dans la plupart des pays européens et en Chine. L’institution du passe sanitaire ou certificat de vaccination est devenue le sésame inévitable dans l’administration publique. Mais, cette politique de copier-coller dans la lutte contre la pandémie de covid-19, qui fait peu de place à la pédagogie et à la prise en compte des réalités sociales congolaises, se heurte de plus en plus à de grandes réticences dans certains milieux sociaux. Le gouvernement sera-t-il tenté par un passage en force?

Une équipe mobile de vaccination a été accueillie par des hués des élèves au Lycée Savorgnan De Brazza, à Brazzaville, la semaine dernière. Le fait n’a probablement pas retenu l’attention des autorités nationales. Mais, pour les observateurs qui l’ont suivi, il traduit bien l’état d’esprit et le climat social qui entourent la vaccination obligatoire.
Jusque-là, pourtant, les choses allaient bien. Progressivement, Brazzavillois et Pontenégrins prennent d’assaut les centres de vaccination pour recevoir leurs doses anti-covid-19. Selon le gouvernement, l’Opération coup de poing covid-19 menée pendant 45 jours, vise la vaccination de 750 mille personnes au 31 décembre 2021. 99 sites de vaccination, dont 17 nouveaux centres à Brazzaville et Pointe-Noire, ont été mis en place. Il y a 31 équipes mobiles de vaccination dans les deux grandes villes, affectées aux établissements scolaires et 8 aux confessions religieuses. A la date du 30 octobre 2021, le nombre de personnes complètement vaccinées s’élevait à 348.620.
Mais, il aura fallu que le gouvernement annonce l’entrée en vigueur, à partir du 15 novembre dernier, du passe sanitaire dans les administrations publiques, pour que les esprits commencent à se chauffer. A partir du 1er décembre, les fonctionnaires non vaccinés ne peuvent avoir accès à leurs lieux de travail qu’en exhibant un test covid-19 négatif de moins de 72 heures. Exercice qu’il faut répéter tous les deux ou trois jours, pour accéder chaque jour à son lieu de service. Autrement, il faut se faire vacciner, acquérir ainsi le passe sanitaire pour avoir accès au lieu de travail. Les absents au travail courant le risque de voir leurs salaires suspendus. Voilà qui introduit la confusion, car alors qu’on parle de trafic de passe sanitaire, toutes les administrations ne sont pas logées à la même enseigne. Il y en a qui se montrent souples alors que d’autres sont strictes.
Mais, à l’issue de sa réunion par visio-conférence, tenue le vendredi 19 novembre dernier, la Coordination nationale de gestion de la pandémie de covid-19, n’évoque pas l’obligation de la présentation du passe sanitaire au lieu de travail. Elle a recommandé la reconduction de l’état d’urgence sanitaire pendant vingt jours, du 22 novembre au 11 décembre prochain, et maintenu toutes les mesures restrictives, entre autres, le port obligatoire et conforme du masque de protection, l’observation de toutes les mesures barrières. Au niveau du sport, il a été autorisé «la reprise des entrainements et des compétitions de sports collectifs, tout en invitant les autorités compétentes, notamment les fédérations sportives, à s’assurer que le nombre de personnes autorisées à y assister soit de 50 personnes au maximum».

Jean-Clotaire DIATOU

AUTRES ARTICLES

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

derniers articles

Commentaire