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Lutte contre la pandémie de covid-19 : Clément Mouamba a pris, lui-même, en main la coordination technique

Lutte contre la pandémie de covid-19 : Clément Mouamba a pris, lui-même, en main la coordination technique

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, a signé, le 11 juin 2020, trois décrets qui réorganisent les commandes et la gestion des produits et matériels de santé, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de covid-19. Ces trois décrets, qui n’ont finalement été mis en œuvre qu’à partir de cette semaine, constituent un changement de cap dans la gestion de la riposte.

Désormais, le Premier ministre, lui-même, a pris les choses en main. Le Comité technique national de riposte à la pandémie de covid-19 est placé sous son autorité, en tant que coordonnateur national.

Les trois décrets signés par le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba, les ministres en charge de la santé, de l’intérieur et du budget de l’Etat, n’ont été rendus publics que la semaine dernière.
A leur signature, ils n’étaient pas publiés sur le compte Facebook de la Primature, mais dans le Journal Officiel n°24 du 18 Juin 2020.
Il a fallu trois semaines, pour les mettre en œuvre, ce qui est étonnant pour des décisions de cette importance.
Ces trois décrets ont pour conséquence de délester la ministre de la santé, de la population, de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, de ses prérogatives de présidente de la Commission technique de la riposte. Désormais, c’est le Premier ministre Clément Mouamba qui est, lui-même, aux commandes, en tant que coordonnateur du Comité technique national de riposte à la pandémie de covid-19. Ensuite, les commandes vont directement être gérées par le Ministère des finances et du budget, en mettant sur pied une Centrale des commandes des produits et matériels dont les organes de lutte contre la pandémie covid-19 ont besoin, alors que le Ministère de la défense va s’occuper de la distribution des produits et matériels à ces organes, en mettant sur pied une Unité chargée de la gestion des produits et matériels destinés à la lutte contre la pandémie covid-19.
C’est l’épilogue des tractations qui ont duré de bien longues semaines dans la signature des trois décrets n°2020-146, n°2020-147 et n°2020-148 par le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba. Dans le suivi des actions relatives à la riposte contre la pandémie de covid-19, la Task-force que dirige le ministre d’Etat Gilbert Ondongo, et qui a la mission «d’évaluer périodiquement l’impact du coronavirus covid-19 sur le plan économique et social; et les conséquences économiques et sociales des mesures prises dans le cadre du plan national de préparation et de riposte à l’épidémie du coronavirus covid-19», avait constaté des faiblesses au niveau de la Commission technique de riposte que dirige la ministre Jacqueline Lydia Mikolo. Elle avait alors suggéré de décharger celle-ci de certaines tâches, pour renforcer son efficacité en tant que ministre de la santé.
Mais, comme il s’agit de gestion d’argent, difficile d’opérer les changements. Entre-temps, les questions ont fusé sur la relation entre les sorties d’argent au Trésor public, dans le cadre du financement de la riposte, les dons que le gouvernement reçoit et les difficultés persistantes que rencontrent les structures hospitalières dans la prise en charge des malades covid-19. De même, les doléances des personnels de santé semblaient toujours ne pas trouver de réponses. Même l’achat et l’installation des respirateurs ont posé problème, depuis deux mois, alors que ce sont des appareils nécessaires aux malades de covid-19 qui tombent souvent dans la détresse respiratoire. Beaucoup de victimes, avant de rendre le dernier souffle, tombent dans le coma. S’il y a les respirateurs, on peut donner la chance à certains de survivre. Les critiques étaient devenues légion et les victimes de la pandémie, ces derniers jours, dont le conseiller à la sécurité du Premier ministre, semblent avoir été pour quelque chose dans le revirement de l’attitude du Premier ministre. Mieux tard que jamais! La gestion de la riposte a suscité beaucoup de critiques. On se souvient, par exemple, du scandale de Chloé Bafouidinsoni, une dame de 39 ans, devant accoucher par césarienne, qui a trouvé la mort faute de soins médicaux, à la Clinique municipale Albert Léyono, le vendredi 29 mai, parce qu’elle était soupçonnée d’être un cas covid-19, alors que les résultats sortis après son décès étaient négatifs.
On peut citer aussi le cas de Lambert Imbalo, coordonnateur national du Pronar (Programme national de reboisement), décédé au service d’urgence du C.h.u de Brazzaville, le 24 juin 2020, d’une insuffisance rénale, abandonné pendant six jours sans soins médicaux, parce que soupçonné de covid-19 et qu’on attendait les résultats qui n’arrivaient jamais. Et on peut multiplier des exemples qui montrent que ce qu’on dit officiellement dans les médias est loin de refléter la réalité dans les hôpitaux.

Narcisse
MAVOUNGOU

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25 octobre 2020, 00: 11

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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