Un candidat a été retiré de la course aux législatives, pour avoir tenu des propos incitant à la haine ethnique, au cours d’un meeting de campagne électorale. Il est clair que la sanction correspond à la faute. Mais, la méthode pose problème et questionne sur la responsabilité de l’organisation des élections au Congo. Qui du gouvernement et de la C.n.e.i (Commission nationale électorale indépendante) est réellement responsable de l’organisation des élections?
Le fait d’avoir scindé les actes préparatoires des actes opérationnels de vote crée une confusion dans les responsabilités entre les deux institutions. Car, un processus électoral est lié, des actes préparatoires à la proclamation des résultats. Malgré l’institution d’une commission en charge des élections, le gouvernement a gardé l’essentiel des prérogatives concernant l’organisation des élections. C’est lui qui censure les candidatures à travers sa structure, la D.g.a.e (Direction des affaires électorale), fait imprimer les bulletins et donc jouit du pouvoir de faire disparaître le nom d’un candidat ou d’en ajouter au dernier moment, comme on l’a vu dans la suite de l’affaire Mottom. Car, une partie de l’opinion se demande à quel moment la nouvelle candidate a constitué son dossier de candidature, alors que cette étape était déjà passée? Faut-il penser qu’elle a hérité du dossier de Mottom?
D’ailleurs, avec cette affaire et à la suite des réclamations des candidats dont les noms ont été retirés, alors qu’ils ont présenté des dossiers conformes et obtenu des récépissés, il y a lieu de conclure qu’en réalité, c’est le gouvernement qui organise les élections, de bout en bout et qui fait la pluie et le beau temps: retrait des candidats; enregistrement des candidats en dehors de la période fixée pourtant par lui-même… Bref, on a l’impression que le droit n’a même plus de sens dans la gouvernance publique. Raison pour laquelle le gouvernement est monté au créneau pour sanctionner un candidat, tant l’opinion attendait un geste significatif des pouvoirs publics, alors qu’en matière électorale, cela ne relève pas de ses compétences.
Le président de la C.n.e.i, quant à lui, est cantonné dans le rôle de formateur des agents électoraux et de vulgarisateur de la loi électorale, en tenant régulièrement des rendez-vous avec la presse, histoire d’exister.
En principe, quand un candidat commet, c’est son parti qui subit. Dans le cas de Mottom, son parti n’a pas voulu subir la perte d’un siège. On a marché sur la loi pour cela. Est-ce que tous les partis peuvent jouir d’un tel privilège? L’indignation générale suscitée par l’affaire Mottom a probablement permis de faire passer la pilule (du torpillage de la loi pour sauvegarder les intérêts d’un parti). Mais, en démocratie, mieux vaut faire l’effort de respecter les règles communes qu’on se donne, pour ne pas avoir à le regretter demain.

L’HORIZON AFRICAIN

2 Commentaires

  1. Βonjоur à tоuѕ, leѕ gars! Jе sais, mon message еst peut-êtrе trоp précis,
    Мaіs ma ѕœur a trоuvé un hоmmе gentіl іcі еt іlѕ ѕе ѕont mariéѕ, аlorѕ ԛu’en est-il dе mоi ? ǃ 🙂
    J’аі 22 ans, Αnikа, de Roumаnie, je соnnaiѕ аussi l’аnglaіs еt l’allemаnd
    Et… ϳ’aі unе malаdie sрéсіfіquе, aрpеléе nуmphomаnie. Ԛui ѕаit сe que с’est, рeut me cоmрrendre (mіеuх vаut le dirе tout dе ѕuіtе)
    Αh ouі, je сuіsinе très ѕavoureuѕе ! et ϳ’аіmе nоn ѕeulemеnt сuіsіner ;))
    Je ѕuіs unе vrаie fіlle, рas une рrоstіtuée, еt jе reсhеrсhe une relаtion sérіeusе еt сhаudе…
    Quоі qu’il еn sоіt, vоus pouvez trouver mon рrofil ісі : http://arundemarqufar.gq/user-53628/

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