Prêtre du Diocèse de Pointe-Noire et vice-recteur au Grand-séminaire de philosophie Mgr Georges Firmin Singha, l’abbé Florent Malembi vient de signer son entrée dans le cercle des écrivains congolais, grâce à son roman paru en décembre 2021, aux Editions M.c.n (Brazzaville, Congo), intitulé: «L’Imposture» et sous-titré «Les pièges de l’amour».

Préfacé par l’écrivain et critique littéraire Aubin Banzouzi, «L’Imposture» est un ouvrage de 102 pages, subdivisé en huit actes: «Comment j’ai été invitée à ressembler à mon arrière-grand-mère!»; «Comment j’ai été moulée à l’image de mon arrière-grand-mère!»; «Comment j’ai été amenée à rencontrer Mouvoussou»; «Comment j’ai rencontré Mouvoussou»; «Comment je suis tombée dans l’aliénation»; «Comment j’ai vécu les tourments»; «Comment j’ai découvert le mensonge de Mouvoussou»; et «Comment j’ai trouvé Mouvoussou».
«L’Imposture est un roman d’initiation ou de formation, à l’instar de son inventeur allemand Johann Wolfgang von Goethe. Sous le ciel des tropiques de Ndji-Ndji, la ville où se déroule ce récit biographique, Malembi plonge le lecteur dans un monde à la fois réaliste, féérique, merveilleux et fantastique». A travers les «Comment», -huit véritables questionnements philosophiques qui bâtissent les chapitres en enchâssement-, la jeune Lessika, protagoniste-héroïne, nous aide à saisir le récit en nous édifiant sur les différentes péripéties de ses formations, avant de se lancer dans une aventure, car «il fallait agir, penser, voir parler comme son arrière-grand-mère Lessika» qu’elle incarnait désormais.
Aussi, après des échanges fructueux, en sus de la cérémonie d’initiation, son père Liboti lui tînt ce sermon: «Oh! Ma fille, ma grand-mère, toute ta vie, cherche à être brillante, fuis la médiocrité. Sois à présent ce que tu représentes, ce que tu portes, incarne-le visiblement. Maintenant que je t’ai appelée du monde des ancêtres méritants à l’existence et que tu es revenue dans ce monde parmi nous». Elle doit, par conséquent, prouver la grandeur et la valeur de la femme qui doit se battre sur tous les fronts, à l’instar de Tchitula, Zala, Kimpa Vita, Winnie Madizikela-Mandela et d’autres illustres personnages féminins», écrit Fidèle Biakoro, écrivain, critique littéraire, à la quatrième page de couverture.
Et qu’en pense Aubin Banzouzi, le préfacier du livre? «Ce roman d’initiation (ou de formation), dont l’héroïne est une femme qui est à la fois la narratrice, est écrit sous forme de nouvelles un tantinet proches du style de l’écrivain congolais Tchichelle Tchivela, avec son jeu d’imbrication ou d’entrecroisement de récits, sans perdre le fil chronologique de la trame. La particularité ici, c’est la titraille atypique de chaque épisode, formulée avec un «Comment» au début, question qui implique une explication de causes à effets. Le chapelet des «Comment» dévoile l’itinéraire de vie de la narratrice qui se raconte à la première personne du singulier».
La femme est ainsi valorisée par l’évocation d’une jeune héroïne vivant dans la peau d’une autre femme, son arrière-grand-mère, considérée comme son archétype. C’est le mythe de la réincarnation de l’ancêtre chez l’ascendant, mis en évidence à travers un imaginaire surréaliste. Tchitula, Zala, Kimpa Vita sont autant de personnages révélateurs de la valeur et du prestige de la femme dans la société. La peinture des caractères des personnages liés par la généalogie dans le roman rapproche celui-ci des romans naturalistes de l’écrivain français Émile Zola.
Natif de Pointe-Noire, Florent Malembi a fait ses études supérieures à Naples et à Rome, en Italie, où il a obtenu une maîtrise en théologie sacrée et un doctorat en philosophie.

Nana KABA

«L’Imposture», roman vendu à la Fnac, à la Librairie Les Manguiers des Dépêches de Brazzaville et à la Librairie M.c.n, à Bacongo. Prix: environ 8200 F. Cfa.
Pour tout contact: Tél.: 06.890.28.90 / 04.413.81.13

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