Sur la scène africaine, la meilleure équipe du championnat congolais de football ne convainc pas du tout. Cette année encore, elle est éliminée dès la phase préliminaire, sans même marquer un seul but. Le club du président général Maixent Raoul Ominga fait piètre figure en compétitions africaines. Après leur défaite de 0-2 contre Cape-Town city, le 10 septembre dernier, en Afrique du Sud, les Congolais n’ont pas été capables de remontada, au match retour, le dimanche 18 septembre 2022, au Stade Alphonse Massamba-Débat, à Brazzaville. Ils ont été tenus en échec, par un match nul de 0 but partout. Le comble du ridicule est que l’As Otohô a même raté un pénalty.

L’As Otohô a été éliminée dès le premier tour de la Ligue des champions. L’équipe sud-africaine, Cape-Tonw city, s’est qualifiée grâce à ses deux buts marqués lors du match aller en terre sud-africaine, à Cape-Town. Les Congolais ont quitté la compétition précocement, pour n’avoir pas pu faire la remontada, par manque de combativité des joueurs et d’objectivité des dirigeants.
Autrement, comment comprendre le choix des dirigeants de l’A.s Otohô qui ont fait partir les meilleurs joueurs de cette équipe, alors que celle-ci était qualifiée pour la Ligue des champions de la Caf, une grande compétition qui demande beaucoup de moyens?
L’entraineur, Julien Met, a reconnu les contre-performances de son équipe. «Si même un penalty, on ne peut pas le marquer, ça devient compliqué. Je pense que, dans ce type de scénario, il faut marquer en première période. Le tournant, pour moi, c’est à la 24ème minute, le duel de Roland Moukouri avec le gardien sud-africain où il n’a pas pu marquer. S’il avait marqué, ç’allait s’emballer derrière. On rentrait aux vestiaires avec 1 but à 0 et on y croirait à fond. Mais, quand vous manquez l’occasion, c’est l’inverse qui se produit. Il y a un doute qui s’installe. Le tournant, il est là. La logique, elle a été malheureusement respectée. On a joué une équipe qui s’est qualifiée à l’issue d’un championnat largement supérieur au championnat congolais», a-t-il indiqué.
Cape-Tonw City poursuit sa compétition et son coach, Eric Tinkler, est rentré satisfait du travail que ses joueurs ont réalisé. «L’As Otohô a joué avec les longs ballons. Nous savons qu’ils devaient jouer comme ça. Nous nous sommes préparés pour stopper cela. Notre défense était très solide. Ils ont voulu nous prendre des ballons, mais mes défenseurs ont veillé au grain. Ils ont eu une chance à la première période. Mais, notre gardien nous a sauvés. C’est à partir de là que nous nous sommes fait confiance. Nous avons eu la chance de faire le jeu qu’on a pratiqué et je rentre comblé», a-t-il déclaré. En sept participations, l’As Otohô n’a toujours pas tiré les leçons.

Luze Ernest BAKALA

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