Résidente à Owando (Département de la Cuvette), Leslie Ndinga, 29 ans révolus, a créé, l’année dernière, une agence d’accueil, le Groupe Leslie Ndinga, en sigle G.l.n, spécialisé dans l’organisation des activités culturelles, miss Owando, kermess, etc. Lors de la Concertation politique nationale tenue du 3 au 5 mars 2022, à Owando, son agence a assuré le service d’accueil, d’orientation et d’information des participants, depuis l’aéroport jusqu’au lieu de l’événement. C’est l’exemple d’une Congolaise qui entreprend à l’intérieur du pays. Dans l’interview qu’elle nous a accordée à Owando, Leslie Ndinga s’est réjouie de ce que la prestation de ses hôtesses a été appréciée par les participants à la concertation, «au grand bonheur des autorités locales» qui lui ont fait confiance. Interview!

* Vous êtes responsable d’une agence de prestation de service à Owando. D’où vous est venue l’idée de créer cette agence?
** Je suis originaire d’Owando où je vis. De temps en temps, lorsque je regardais les personnalités politiques, universitaires et culturelles venir à Owando et organiser des activités sans service d’accueil, cela m’a interpellée et m’amenée à créer une agence que j’ai appelée «Groupe Leslie Ndinga», en sigle G.l.n, qui s’occupe de l’accueil et de la restauration, pendant les multiples activités qui peuvent être organisées à Owando. Notre siège est à l’immeuble de la société E2C (Energie électrique du Congo). Notre agence travaille avec les autorités communales et préfectorales, lorsqu’il y a des activités, pour assurer l’accueil des invités et des hautes personnalités.
L’agence compte 15 agents, toutes des filles, parmi lesquelles il y a quatre filles mères et les autres vont à l’école. Quand l’agence a des prestations à assurer, je fais appel aux filles et je choisis celles qui sont disponibles. Celles qui ont des devoirs en classe sont automatiquement déclassées. L’agence a aussi un service traiteur qui permet de coupler les deux activités, l’accueil et la restauration.

* Comment se présentent les rapports de vos agents avec leurs parents, surtout pour les filles qui vont à l’école?
** Je ne prends pas les filles sans avis de leurs parents. Une fois l’accord des parents obtenu, je peux engager la fille, parce que certaines manifestations durent tard la nuit. Donc, il faut que les parents soient informés au préalable, quand les filles rentrent chez elles tard la nuit. Pour la concertation nationale, beaucoup de parents avaient peur, parce que l’activité est politique. Mais nous avons pu leur expliquer que le travail d’accompagnement des participants que les autorités locales nous ont confié va contribuer à la réussite de l’évènement. Les parents nous ont compris.

* Comment se passent vos relations avec les autorités préfectorales et communales?
** Nous travaillons sous l’autorité du Préfet du Département de la Cuvette. C’est grâce à lui que nous sommes ici. Le travail préliminaire avait été fait avec lui. Un dossier avait été déposé ensuite, il avait eu des entretiens avec les filles, pour s’enquérir de leur niveau. Après, il s’est assuré que nous pouvons être des partenaires.

* Quels sont vos projets d’avenir?
** Nous voulons incruster notre image dans le Département de la Cuvette, que le G.l.n soit reconnu par les autorités locales, afin d’assurer les services d’accueil et de restauration de toutes les activités événementielles réalisées dans le département. C’est l’appel que je lance à tout le monde. Je pense que les participants à la concertation sont repartis avec une bonne image de notre agence.

Propos recueillis à Owando par
Chrysostome FOUCK ZONZEKA