La pandémie de covid-19 est la maladie actuellement la plus politisée et la plus médiatisée de la planète. Pas parce qu’elle frappe à l’échelle planétaire, mais parce que son apparition foudroyante et incompréhensible en Chine a créé une sorte de mystère que la science n’a pas pu percer jusque-là. Depuis, pas un jour ne passe dans le monde sans qu’internautes, scientifiques, journalistes et politiciens ne lui consacrent le verbiage le plus contradictoire qui lui est devenu familier, suivant que ses variants les plus virulents font des victimes ici ou là.
L’idée que le coronavirus ne tue pas systématiquement les personnes qu’il affecte ne passe pas. La vérité qu’on n’ose pas vulgariser est que la covid-19 n’est dangereuse qu’en situation de co-morbidité (présence d’une autre maladie: diabète, hypertension, sida, cancer, etc), d’âge (les plus de 60 ans sont plus vulnérables), d’immuno-dépression (ceux dont le système immunitaire est en baisse), de dénuement économique ou financier (incapacité à faire face à ses soins) et de mauvaises conditions hospitalières (hôpitaux mal équipés, personnel médical démotivé).
L’autre vérité qu’on ne veut pas reconnaître est que les vaccins contre la covid-19 ne sont encore qu’à titre expérimental. En ne prenant que le critère temps, la science elle-même a établi que l’élaboration d’un vaccin s’échelonne sur 10 à 15 ans, avec des temps de pause permettant aux scientifiques de revenir sur leurs produits pour mieux l’adapter. Le vaccin contre ébola a pris 5 ans d’élaboration. Un temps jugé court. Ceux contre la varicelle et la grippe ont pris 30 ans.
Contre la covid-19, la mise au point des vaccins a pris un an et demi à peine. Et pourtant, les gouvernements ont décidé de faire de la vaccination anti-covid-19, la muraille qui va empêcher définitivement le coronavirus d’atteindre l’humanité. Le côté drôle et pourquoi pas dramatique, c’est que les vaccins ne sont pas reconnus comme tels, de manière unanime, par tous les pays. Alors, pour les voyageurs, ils se retrouvent en train d’être vaccinés avec plusieurs vaccins. Car, quand ils arrivent dans un pays où le vaccin qu’ils ont pris n’est pas reconnu, il faut qu’ils acceptent d’être vaccinés avec le vaccin reconnu par le pays d’accueil. L’O.m.s n’y peut rien! Avouons qu’on n’a jamais vu ça dans l’histoire de l’humanité. Ainsi, la vaccination est rendue obligatoire, malgré le caractère improbable et expérimental des vaccins. Il y en a qui sont même interdits dans certains pays ou retirés.
Ce faisant, on a tendance à minimiser les manifestations post-immunitaires et les décès par covid-19, des vaccinés, pour mettre en exergue ceux des non-vaccinés. Comme pour dire aux vivants: «Vous voyez, s’il est mort, c’est parce qu’il n’était pas vacciné». Mais, personne ne va vous expliquer le décès d’un vacciné. Même quand on reconnaît que le vaccin ne protège pas à 100%.
Et puis, le business, n’est-ce pas ce qui nourrit la classe dirigeante et l’élite? Le monde et en train de combattre un mal. Voilà que les potentiels malades, par décisions des gouvernants, sont obligés de débourser, à chaque fois qu’ils voyagent, un montant de 40 mille francs Cfa, rien que pour un test valable trois jours, au départ et à l’arrivée. Surtout en Afrique. Des deux choses l’une: où l’on veut combattre le mal et à ce moment-là, il faut mettre les tests à des coûts raisonnables, où l’on veut faire du business et donc perpétuer la pandémie.
Bref, avec la covid-19, les gouvernants s’évertuent à nous convaincre qu’ils se soucient de la santé des peuples. Mais, quand eux et leurs familles sont malades, ils ne vont pas dans nos hôpitaux, où la chance de survie avoisine le zéro, même pour les pathologies courantes déjà maîtrisées par l’homme. Chers concitoyens, de grâce, faites-vous vacciner et tant pis pour ce que nous venons de dire. Ce sont les paradoxes de la lutte contre la covid-19. Faisons comme on nous le demande!

L’HORIZON AFRICAIN

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