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L’éducation, la force et la qualité de la société !

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.
L’année scolaire qui a commencé connaît une innovation avec l’instauration des cours en alternance: cours présentiels pour trois jours dans la semaine et cours à domicile à l’aide de polycopiés pour les trois autres jours. Reste maintenant à savoir si ce système d’alternance permettra d’atteindre les objectifs pédagogiques de l’année scolaire, élèvera la qualité de la formation ou provoquera sa dégradation. Le suivi des cours à domicile, avec le concours des parents, n’étant pas garanti pour tous les élèves. Car à ces heures, les parents d’élèves sont eux-mêmes au travail ou dans leurs activités professionnelles. La seule volonté des enfants va-t-elle suffire pour accomplir leurs heures de cours à domicile, afin de respecter le volume horaire des cours par semaine? Il faut craindre une disparité de chances suivant les élèves ayant des parents disponibles à les suivre et ceux qui seront livrés à eux-mêmes.
On peut relever aussi, et c’est regrettable, que la rentrée scolaire n’ait été précédée par un conseil des ministres ayant examiné cet événement, rendu complexe par la crise sanitaire. En principe, les conclusions du Conseil national de l’enseignement devraient être entérinées par le gouvernement en conseil des ministres, comme la création du Fonds national pour l’enseignement général. Quand on sait que ce sous-secteur de l’éducation nationale est perturbé, entre autres, par un mouvement social lié au paiement des rémunérations des enseignants volontaires et à la régularisation de leurs situations administratives, il peut y avoir des inquiétudes sur le bon déroulement de cette année scolaire spécifique avec son caractère de cours par alternance qui requiert la disponibilité du corps enseignant.
On ne le dira jamais assez, en matière de développement, l’éducation est un secteur stratégique qui doit mériter toute l’attention des pouvoirs publics. Le G.p.e (Partenariat global pour l’éducation) considère que «l’éducation est l’un des investissements les plus importants qu’un pays puisse faire dans son peuple et son avenir». Car, poursuit-il, «l’éducation, puissant agent de changement, améliore la santé et la qualité de vie, contribue à la stabilité sociale et est un facteur de croissance économique à long terme». L’enquête ouverte par l’Inspection générale de l’enseignement sur l’utilisation des crédits relatifs à la campagne des examens d’Etat 2020 est une exigence de gestion publique qu’il faut conduire jusqu’à terme, pour corriger les défaillances qui affectent la gouvernance du secteur de l’éducation. Accordons le soin et l’attention qu’il faut à notre système éducatif pour son développement et son épanouissement. L’éducation faisant la force et la qualité d’une société.

L’HORIZON AFRICAIN

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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25 novembre 2020, 14: 11

L’editorial de la redaction

IL NE FAUT PAS PÉNALISER LES GÉNÉRATIONS FUTURES

On a hérité de la période de vaches grasses, quand les budgets de l’Etat étaient excédentaires grâce à la manne pétrolière (2004 à 2014), des habitudes qui, aujourd’hui où l’on gère les vaches maigres, risquent de pénaliser les générations futures, en raison des ardoises qu’accumule l’Etat chaque année. On pourrait alors se retrouver en porte à faux avec le principe de l’équité intergénérationelle.

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