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Le silence n’est toujours pas d’or!

Et oui, même si de la tradition juive on a ce proverbe qui rend le silence éloquent, il y a bien des circonstances où le silence est silencieux et tend même à traduire un aveu de culpabilité. «La parole est d’argent, mais le silence est d’or», dit l’adage français. La sagesse invite ainsi à savoir se retenir de parler dans certaines circonstances et donc de garder silence. En effet, il peut arriver de courir plus de risque à se faire du tort à soi-même en parlant et plutôt moins en gardant silence.
Mais, à vouloir systématiser cette sagesse, on tombe dans l’autre envers qui renvoie à une mauvaise interprétation du dicton. Dans certaines circonstances, le silence n’est pas d’or. Car, il sert à dissimuler des sujets dont on ne veut pas parler, en raison des conséquences qu’ils peuvent susciter. Le silence devient ainsi un véritable manteau qui sert à couvrir des sujets dont on ne souhaite pas subir les conséquences, en les évoquant. Et donc, chaque silence a une signification ou en tout cas, on peut lui en donner. Un adage populaire dit aussi: «Qui ne dit mot consent».
Le drame de la jeune femme de 23 ans morte à N’Kayi, après avoir été interpellée, détenue à un poste de gendarmerie pour non-port de bavette, relâchée à 21h et retrouvée morte chez elle le lendemain matin, a été suivi côté officiel d’un silence assourdissant. Alors que l’indignation avait gagné la population, on a eu droit à aucune explication de la part des gouvernants. C’est quand même extraordinaire que des incidents qui se produisent dans une commune de 72 mille habitants, avec troubles à l’ordre public et retentissement des armes militaires, laissent de marbre les pouvoirs publics. Aucune communication de leur part.
Les citoyens congolais étaient abandonnés aux informations populaires données par les médias et surtout répandues à tout va dans les médias sociaux qui rapportent que la jeune femme enceinte de trois mois, souffrant d’épilepsie et handicapée malentendant aurait subi une bastonnade ou en tout cas des maltraitances de la part des gendarmes. Ce qui a suscité une profonde indignation au sein de l’opinion en quête de savoir que les présumés auteurs de ces actes soient punis par la loi, pour ne pas que ce genre d’incidents ne se reproduise dans l’avenir. Il aura fallu attendre plus d’une semaine, que la commission défense et sécurité de l’assemblée nationale invite le ministre de la défense, pour qu’enfin celui-ci donne la version des faits des pouvoirs publics. Ça paraît tout de même comme une bombe à retardement. Enfin, on peut se consoler à l’idée qu’une enquête déterminera les circonstances de la mort de cette jeune dame, que la population considère déjà comme une martyre qui interpelle la Force publique à améliorer ses méthodes de travail, la violence ou les mauvais traitements ternissant son mage.

L’HORIZON AFRICAIN

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23 octobre 2020, 05: 06

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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