Les événements déplorables s’accumulent! Tout a commencé avec la chute des prix du pétrole, en juin 2014. S’en est suivie la crise financière se traduisant par l’accumulation des arriérés de paiement à partir de 2016, au niveau de l’Etat. Puis la crise socio-économique avec des entreprises fermant ou réduisant leurs personnels. Voilà qu’en mars 2020, la pandémie de covid-19 est venue anéantir le peu d’espoir qu’on avait encore sur la relance économique. Partie de Chine, elle s’est répandue dans le monde à une vitesse de météorite. Les mesures pour la combattre, comme le confinement des populations, la fermeture des frontières, la suspension des manifestations publiques, etc, avec les difficultés de mise en œuvre des mesures d’accompagnement ou de compensation, ont aggravé la crise socio-économique.
Les résultats mitigés de la lutte contre les anti-valeurs n’ont pas permis au pays de gagner la confiance des institutions financières internationales. Même quand il a, enfin, obtenu, en juillet 2019, l’accord du conseil d’administration du Fonds monétaire international à son programme de redressement économique, après deux ans et demi de négociations, le Congo est revenu à la case-départ, six mois plus tard. Et pour cause, non seulement il n’est pas arrivé à appliquer les 48 mesures de son programme de redressement économique, mais encore il n’a pas pu justifier l’utilisation de la première tranche de 44,9 millions de dollars (environ 23 milliards de francs Cfa) qui lui était décaissée.
A cause de cet imbroglio, le pays n’a pas pu bénéficier, jusqu’à présent, du soutien financier du F.m.i à sa politique de riposte contre la pandémie de covid-19, malgré la rigueur de sa politique de riposte. Pourtant, après l’apparition de la pandémie, le F.m.i a mis en place une palette d’instruments pour aider les pays à faire face aux effets économiques induits par la riposte contre cette pandémie. De nombreux pays africains en ont déjà bénéficié, mais pas le Congo dont l’économie souffre pourtant énormément de la lutte contre le coronavirus.
Du coup, si l’Etat se démène à assurer la régularité des salaires des fonctionnaires et des institutions, il peine à satisfaire les retraités, les étudiants, les nouvelles recrues de l’enseignement, les situations des entreprises publiques en difficultés, etc. Les finances publiques sont en plein redressement. Les Congolais sentent peu-à-peu l’effet Andély. Le F.m.i l’a évoqué et c’est encourageant pour le Congo. Mais, il faut poursuivre dans cet élan de redressement économique et y associer inévitablement la gestion axée sur les résultats, même si pour l’instant, l’appui financier dont on a besoin n’est pas encore au rendez-vous.

L’HORIZON AFRICAIN