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Le Club de Brazzaville apporte un ballon d’oxygène : 300 milliards de francs Cfa

Le Club de Brazzaville apporte un ballon d’oxygène : 300 milliards de francs Cfa

Un groupement d’intérêt économique réunissant des banques locales, créé à la suite de l’initiative du Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, de mettre sur pied, en mars dernier, à Oyo, un collège de banquiers pour trouver des solutions pour le traitement de la dette intérieure de l’Etat, a annoncé au Chef de l’Etat, lors d’une audience, samedi 19 septembre 2020, la mobilisation d’une enveloppe de 300 milliards de francs Cfa destinée au règlement d’une partie de la dette intérieure du Congo. Appelé «Club de Brazzaville», ce groupement d’intérêt économique était conduit par Henri-Claude Oyima, président directeur général du groupe B.g.fi, en présence du Premier ministre chef du gouvernement, Clément Mouamba, du ministre des finances et du budget, Calixte Nganongo, et du ministre délégué au budget, Ludovic Ngatsé.

Henri-Claude Oyima reçu par le Chef de l’Etat.

C’est une véritable bouffée d’oxygène aux finances publiques, pour faire face à la lancinante question de la dette intérieure qui plombe l’économie nationale. A l’initiative du Président Denis Sassou-Nguesso, les banques installées au Congo sont enfin rentrées dans les traditions internationales de financement de l’économie nationale. Elles ont constitué leur propre lobby appelé «Club de Brazzaville», qui peut ainsi lever des fonds et les mettre à la disposition de l’Etat ou des acteurs économiques, pour des projets de relance économique ou d’investissement. «Nous sommes heureux de vous annoncer que nous avons conclu à la fois avec tous les créanciers de ce club et le Ministère en charge des finances et du budget, pour une enveloppe de 300 milliards de francs Cfa qui nous permet, aujourd’hui, de régler une partie de la dette intérieure du Congo. Il ne s’agit pas de financements qu’on accorde directement à l’Etat. Ce sont des financements pour accompagner les entreprises et de permettre la relance de l’économie du Congo», a expliqué le patron du Club de Brazzaville, le Gabonais Henri-Claude Oyima.
Parlant du mécanisme de redistribution de ces fonds aux entreprises, le Premier ministre Clément Mouamba a apporté les précisions suivantes: «Nous saluons et félicitons, pour avoir mené cette opération de manière technique dans les délais convenus. Mais, cette opération était déjà programmée. Nous sommes allés dans une négociation avec le Fonds monétaire, on s’est rendu compte qu’on avait de nombreux déficits, dont les déficits auprès des créanciers locaux, c’est-à-dire la dette intérieure. Pour cela, dans cet accord, il était retenu qu’on puisse faire des efforts pour payer la dette intérieure. Ce dossier est connu des Congolais. Il fallait trouver une solution. Cette solution, nous l’avons trouvée à travers donc la B.g.fi qui venait de la décrire. Pourquoi trois milliards? Parce qu’il faut démarrer l’opération tout à fait nouvelle au Congo. C’est une expérience nouvelle qui est donc expérimentée, puisque la dette du Congo vis-à-vis de ses créanciers locaux est de loin beaucoup plus importante. Donc, dans un premier temps, on sélectionne quelques créanciers, qui seront payés, dans des délais. Ils auront des titres, avec quand même une décote, parce que ce travail a un coût dans la mise en œuvre. Ces créanciers auront l’obligation de réinjecter l’argent dans le pays. C’est la condition sine qua non. Donc, on aura, d’ici là, plus de 250 milliards qui seront injectés. Les banquiers trouvent leurs comptes; les entreprises trouveront leurs comptes; l’Etat aussi trouve son compte, puisque ça allège son fichier, ça nettoie son fichier. Voilà un mécanisme où le remboursement devient clair pour tout le monde. Donc, l’économie peut à nouveau respirer, parce qu’on pourra soutenir le tissu économique, les acteurs économiques qui seront reconnus comme tel, capables de réinjecter cet argent dans les activités économiques du pays. Nous en aurons besoins. Ça ne saurait tarder, vraiment au plus deux mois, sinon ça ira beaucoup plus vite».

Henri-Claude Oyima et Clément au sortir de l’audience présidentielle.

Et voilà, face donc à ses difficultés à remplir les conditions exigées par le F.m.i, pour obtenir le crédit d’urgence de 300 millions de dollars, sollicité pour faire face aux effets économiques de la lutte contre la pandémie de covid-19, le Congo s’est tourné vers une solution intérieure dont on va maintenant voir comment elle va se dérouler dans la pratique, comme le Premier ministre l’a annoncé. C’est un véritable ballon d’oxygène pour soulager les entreprises nationales. Signalons que le Club de Brazzaville est composé des banques suivantes: B.g.fi bank, Ecobank, L.c.b (La congolaise de banque) et la B.s.c.a (Banque sino-congolaise pour l’Afrique).

Jean-Clotaire DIATOU

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28 octobre 2020, 00: 03

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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