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L’amour et la fraternité, deux concepts à cultiver entre les Congolais

L’amour et la fraternité, deux concepts à cultiver entre les Congolais

Les modus vivendi et operandi des Congolais deviennent, pour moi, des sources d’inspiration. Ils génèrent en moi des idées et des réflexions qui nourrissent mes conversations avec certains compatriotes. Les thèmes à explorer ne cessent de s’accumuler dans mon esprit. La joie de comprendre m’envahit. Ainsi, je voudrais comprendre ce que sont l’amour et la fraternité; comprendre aussi si nous les Congolais, nous avons de l’amour et de la fraternité pour les uns et les autres. (Suite du numéro précédent)

La fraternité est aussi l’expression du lien moral qui unit une fratrie. Étymologiquement, le sens originel du mot fraternité vient du mot latin «fraternitas» qui fait référence à la relation entre frères. Mais au-delà de la consanguinité, le sens de la fraternité s’est étendu; et, dans son extension, elle est devenue un modèle de vivre ensemble. Elle représente un lien entre peuples. La fraternité désigne alors le sentiment profond de ce lien et comporte une dimension effective.
Ainsi don, la fraternité peut avoir un sens plus ou moins large; l’on peut parler de fraternité pour une fratrie ou de la fraternité d’armes qui unit des combattants, ou dans son sens le plus large, de fraternité universelle qui s’exprime notamment dans l’idéal philosophique du cosmopolitisme.
Le concept de fraternité est d’une richesse si importante qu’il est utilisé dans le premier article de la Déclaration universelle des droits de l’homme: «Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité».
La compréhension de ce que recouvre le mot fraternité, comme des devoirs qui en découlent, passe, en effet, par l’acquisition liminaire du don de discernement qui doit se voir prolongé par une ascèse vigoureuse, impliquant une maîtrise de soi, si l’on désire offrir ce que l’on possède de meilleur, si l’on aspire à partager avec son prochain, le meilleur de soi. C’est l’une des vertus de l’homme de vivre une pleine maîtrise de soi et de prendre de la distance du matériel pour s’intéresser aux actions à empreintes profondes. En pratiquant la fraternité, chacun de nous n’aura pas de mal à se priver d’allégresse, car sa satisfaction découlera de l’envie d’offrir le bonheur.
L’acte de donner, par anticipation et dans l’anonymat le plus total lui procure de la joie et des richesses immenses. C’est en s’investissant personnellement, en consacrant de son temps et de son énergie à ceux qui désespèrent de notre société et des hommes, à ceux qui souffrent dans leur chair et dans leur âme, que le meilleur don de soi devient une réalité. Ce qu’il y a de mieux à donner, c’est l’amour désintéressé et absolu, tout simplement. C’est ce qu’il y a de plus beau, de plus absolu, de plus naturel.

Le devoir de fraternité

Nous les hommes, nous les Congolais, avons un devoir de fraternité; et cette fraternité doit être nationale voire universelle, c’est-à-dire que les droits et les libertés que nous avons à notre actif, doivent être transmis. Nous les tenons des personnes qui ont vécu avant nous et nous nous devons de les transmettre et de faire en sorte que l’avenir ne soit plus incertain pour ceux qui nous suivront, les générations futures dont nous devrions être les pionniers, les «Jean-Baptiste». Nous avons l’obligation et le devoir de fructifier ces héritages qui nous a été légué par les anciens.
Pour les générations futures, je reste convaincu qu’il s’agit d’un avenir radieux possible, à long terme. C’est donc dans cet esprit que la fraternité nous pousse à avoir ce regard génératif, car nous avons hérité de la terre; nous la travaillons, nous la modelons actuellement et nous devons faire en sorte qu’elle soit un lieu de vie possible; un lieu de paix et de bonheur pour les générations futures. Il y aurait ici beaucoup à dire…
La fraternité doit aussi être qualitative en se préoccupant des droits fondamentaux tels que le droit à l’éducation, au travail, à la santé, et à l’expression des libertés individuelles dont découle l’épanouissement.
Enfin, la fraternité implique le devoir d’humanisme pour lequel elle se résout en somme en une simple égalité. Elle est le devoir de tout homme de faire un don de soi pour l’amélioration de l’humanité. Elle est aussi le devoir pour nous les Congolais de faire un don de soi pour l’amélioration de tous nos compatriotes du nord au sud, de l’est à l’ouest. Et comme disait Confucius : ‘’il faut placer avant tout le devoir et ne mettre qu’au second plan, le fruit de ce que l’on obtient.’’ Ou pour paraphraser Bossuet: «Dieu a établi la Fraternité des hommes en les faisant tous naître d’un seul, qui pour cela, est leur commun».
D’autre part «quand tu es un homme en bonne santé et dans l’abondance, porte secours aux malheureux. Lorsque toi tu navigues le vent en poupe, tends la main à ceux qui font naufrage. N’attends pas d’apprendre à tes dépens combien l’égoïsme est un mal et combien il est bon d’ouvrir son cœur à ceux qui sont dans le besoin. Tire leçon des malheurs d’autrui et prodigue à l’indigent ne serait-ce que les plus petits secours. Pour lui qui manque de tout, ce ne sera rien», dixit Saint Grégoire de Nazianze. Comprenne qui pourra. J’ai dit.

Dieudonné
ANTOINE-GANGA.

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A propos de l'auteur

l'horizonafricain

L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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03 décembre 2020, 12: 13

L’editorial de la redaction

LES CÔTÉS AMERS DE LA DÉMOCRATIE!

Des milliers de supporters du Président Donald Trump ont manifesté, samedi 14 novembre dernier, à Washington, pour protester, une fois de plus, contre la présumée «fraude électorale» qui aurait privé leur champion de sa victoire à l’élection présidentielle du 3 novembre. Ils sont allés manifester leur colère jusque devant la Cour suprême des Etats-Unis, dans le quartier du Capitol Hill, comme pour appuyer les recours en justice introduits par les avocats du Président Trump. C’est la démocratie, peut-on dire! Mais, la démocratie a ses côtés amers et on l’oublie souvent.

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