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La Lettre de Yakamambu

Mon très cher Mbulunkwé, mboté!

Nos amis communs, Yakamambu, Mboungou, Itoua et Tati, ont profité des derniers moments de la saison sèche, pour aller en villégiature à Luingui, dans le District de Boko, au-delà de Loufoulakari. Sur le chemin du retour, ils se sont tout d’abord arrêtés à Kiadi, pour s’approvisionner en eau potable. Il y a dans ce village une bonne source, bien entretenue par les habitants. L’eau qui en sort est limpide et rafraîchissante. Elle n’a rien à envier à l’eau Vittel que l’on nous vend à des prix exorbitants dans les supermarchés de Mfoa, la capitale.
Beaucoup de gens, les week-ends, pénurie d’eau potable à Mfoa oblige, y vont prendre de l’eau dans des bidons jaunes, puisque les dame-jeanne ont disparu de la circulation. Un véritable défilé des véhicules 4×4. Une sorte d’exode urbain pour l’eau! Comme quoi, l’eau c’est la vie, pour reprendre le slogan de la défunte S.n.d.e, la société de distribution d’eau.
Ils sont allés ensuite boire du «nsamba», ce vin de palme fraîchement récolté par le célèbre malavoutier, Ma Nioka. Dans le mbongui, il y avait cinq personnes qui sirotaient ce bon vin. Ils parlaient de tout et de rien. Tout à coup, ils se sont mis à discuter du nom de «vin de palme». Quelle idée! D’aucuns pensaient que le nom de vin de palme était inapproprié, pour la simple raison que le palmier n’était pas de la famille des vignes, ces arbrisseaux sarmenteux cultivés pour son fruit, le raisin, consommé tel ou dont on tire le vin. Pour cette raison, il fallait l’appeler «jus de palmier». Car, ce jus n’est que de la sève du palmier. D’autres pensaient qu’il fallait maintenir son appellation d’origine, celle de «vin de palme», à partir du moment où il fermentait et devenait ipso facto une boisson alcoolisée.
Yakamambu qui, d’habitude, aime ce genre de discussions, n’a rien dit. Il est resté aussi muet qu’une carpe de la Dzoumouna. Il pencherait, lui, pour la nouvelle appellation «jus de palmier». Il te demande de nous dire ce que tu penses de ce dilemme auquel nous nous trouvons confrontés. C’est comme si l’on discutait du sexe des anges. En tout cas, ton éclairage nous obligerait. Tu as du pain sur la planche. Au revoir et à bientôt!

Diag-Lemba.

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23 octobre 2020, 03: 35

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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