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La Lettre de Yakamambu

Mon cher Mbulunkwé, mboté,

À l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de notre pays, beaucoup de débats ont été organisés tant à la radio que dans les différentes chaînes de la télévision nationales. Yakamambu, qui veut toujours être à la page, les a suivis. Il a remarqué que parmi les mots prononcés par les débatteurs, le mot «dialogue» l’a été plus.
Les débatteurs pensent, en effet, qu’il est temps d’opter pour un dialogue franc et sincère entre nous, pour redémarrer sur de nouvelles bases. À les en croire, eu égard à la situation morose et délétère qui prévaudrait actuellement, le dialogue serait la meilleure alternative. «Une famille, une ville, un pays qui n’envisage pas le dialogue, n’est pas loin de sombrer dans une spirale de la violence aux conséquences désastreuses», dixit l’archevêque centrafricain, Mgr Dieudonné Nzapalainga.
Après les périodes très douloureuses que notre pays a connues et après de nombreux assassinats politiques qui jalonnent son histoire, Yakamambu ne pense pas, comme l’a affirmé le professeur Dominique Ngoïe-Ngalla, que «ceux qui nous gouvernent et nos leaders politiques soient de mauvais bougres, ni des assassins prêts à marcher encore sur des cadavres ou à les enjamber pour parvenir à leurs fins». Il pense plutôt aussi qu’ils sont des hommes de réflexion, des visionnaires enclins à la paix, à la véritable paix. Il leur faut appliquer, à son entendement, le proverbe koongo selon lequel «il faut toujours éteindre le feu qui couve sous les feuilles ou les brindilles sèches; sinon il devient un brasier et après, c’est trop tard». Il faut, en sorte, éviter de faire la politique de l’autruche.
Yakamambu pense aussi qu’il est urgent de s’asseoir dans le mbongui, pour non seulement inventorier exhaustivement les nombreux maux dont souffrent le Congo et le peuple congolais, mais pour ouvrir les perspectives de solution au manque de soins dans les hôpitaux, à la paupérisation galopante, à l’exclusion, à la corruption, à l’arrogance, au clientélisme, au délabrement du système éducatif, entre autres, et à l’oisiveté des jeunes aux lendemains incertains, obligés de vivoter et de se livrer quotidiennement à la bacchante, à la beuverie ou à la prostitution.
Comme l’a dit Nelson Mandela, «grâce aux efforts conjoints des hommes, l’injustice peut être vaincue et que tous peuvent connaître une vie meilleure».Il convient donc à tous les Congolais, tant au pouvoir qu’à l’opposition, et à ceux de la société civile, de chercher, avec courage et détermination, une solution à travers le dialogue et les négociations. C’est un grand défi auquel, pour citer le Président Obama, «en réponse, notre génération sera jugée par l’histoire, car si nous ne parvenons pas à y faire face ensemble rapidement et avec audace, nous risquons de condamner les générations futures à une catastrophe irréversible».
Soyons des «Jean-Baptiste» et des pionniers pour les générations futures. «Il y a honte d’être heureux seul», dixit Albert Camus. Comprenne qui pourra! Au revoir et à bientôt!
Diag-Lemba

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2 commentaires

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23 octobre 2020, 03: 18

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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