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Justice : Mokoko a regagné Brazzaville, après des soins médicaux en Turquie

Justice : Mokoko a regagné Brazzaville, après des soins médicaux en Turquie

Evacué médicalement en Turquie, le jeudi 30 juillet 2020, sur décision du Président de la République, «pour des raisons humanitaires», par un jet médicalisé, le général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien candidat à l’élection présidentielle de 2016, condamné en 2018 par la Cour criminelle de Brazzaville à 20 ans d’emprisonnement pour «atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et munitions de guerre», a regagné Brazzaville, à bord d’un jet, dimanche 30 août dernier dans l’après-midi. Aussitôt après son débarquement, il a été conduit discrètement à l’Hôpital central des armées Pierre Mobengo, pour un contrôle médical, avant de regagner sa cellule réaménagée, à la Maison d’arrêt, pour continuer à purger sa peine. Ses avocats envisagent une demande de libération, au regard de la loyauté dont leur client a fait preuve, en renonçant à demander l’asile politique en Turquie.

Hypertension, paludisme compliqué, fatigue générale, manque d’appétit, perte de poids, etc, voilà qui avait poussé les partisans du général Mokoko et des organisations de la société civile à appeler à son évacuation médicale à l’étranger. Le Président Denis Sassou-Nguesso avait signifié à sa famille sa volonté de faire le geste humanitaire souhaité. Il avait tenu parole. Sauf que les proches voulaient une évacuation en France. Le Chef de l’Etat avait fait le choix de la Turquie. «La Turquie est un pays doté d’un système de santé et d’établissements de santé réputés. Notre préoccupation première et immédiate est le traitement du patient et le rétablissement de son état de santé», avait déclaré l’ambassade turque à Brazzaville. Mission accomplie, quoique les proches du célèbre prisonnier congolais ont déploré l’impossibilité de visites pendant son séjour à Ankara.
A la surprise générale, Jean-Marie Michel Mokoko, dont la mine physique s’est nettement améliorée, selon des témoins, a regagné Brazzaville, sans problème, à bord d’un jet privé qui est passé, selon son plan de vol, par Khartoum, au Soudan. Un retour sans bruit, ce qui a facilité probablement la tâche aux autorités publiques, qui n’ont envisagé aucun dispositif sécuritaire particulier à l’aéroport et pour son déplacement à l’hôpital militaire, contrairement à ce qui était fait lors de son évacuation. «Le général Mokoko est rentré de la Turquie et a été conduit à l’Hôpital militaire de Brazzaville où j’ai pu le voir… Il est en forme, même s’il doit subir, de façon régulière, des exercices à cause des douleurs musculaires… Nous allons formuler une demande de libération pour lui dans quelques jours», avait confié son avocat, Me Yvon Eric Ibouanga à l’issue de la visite qu’il lui avait rendue, à son retour à l’Hôpital militaire.
Sur ce plan, tout semble donc être rentré dans l’ordre, les inquiétudes s’étant apparemment apaisées. Reste maintenant des questions sur ce retour qui paraît parfait, un mois à peine après son arrivée en Turquie; un retour sur fond de consentement de l’intéressé, alors que certains de ses partisans prédisaient une demande d’asile politique voire un refus de revenir dans son pays.
Jean-Marie Michel Mokoko a-t-il reçu des assurances d’être remis en liberté, à travers une mesure de grâce? Y a-t-il eu un deal sur son retour? Faut-il penser qu’il a voulu donner une leçon d’obéissance aux lois de son pays? En tout cas, ses partisans les plus déterminés ne comprennent pas tellement ce choix et préfèrent observer. Quant aux autorités, elles peuvent constater que la tempête des critiques sur l’évacuation sanitaire de Mokoko s’est estompée.

Jean-Clotaire
DIATOU

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25 octobre 2020, 01: 06

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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