Lors de la célébration de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, le 23 avril dernier, le ministre de la culture et des arts, Dieudonné Moyongo a prononcé dans lequel il a développé plusieurs aspects concernant la place du livre dans le pays. Il a fait le constat qu’au Congo, les écrivains, éditeurs et producteurs ne bénéficient pas encore de la redevance du droit d’auteur. Raison pour laquelle il faut aller vers l’établissement de la «Compensation au paiement du droit d’auteur» dans le pays.Pour le ministre Dieudonné Moyongo, si les écrivains, éditeurs et producteurs congolais de livres ne bénéficient pas de leurs droits, c’est non seulement parce que la plupart d’entre eux ne sont pas sociétaires du Bureau congolais du droit d’auteur (B.c.d.a), mais aussi parce qu’ils n’ont pas suffisamment appréhendé la nécessite de protéger leurs œuvres, surtout à l’ère du numérique où la duplication et la piraterie causent d’énormes préjudices.
A cet effet, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (Ompi), la Confédération internationale des sociétés d’auteurs compositeurs (Cisac) et l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) recommandent vivement aux pays dont les écrivains ne bénéficient pas de la redevance du droit d’auteur de prendre des mesures en faveur de cette corporation, notamment: l’inscription au budget des Ministères en charge des enseignements et de la recherche des lignes intitulées: «Compensation au paiement du droit d’auteur» au bénéfice des écrivains et des producteurs du matériel didactique.
«Selon l’esprit de cette recommandation, ces fonds seront orientés dans les comptes des organismes professionnels de gestion collective implantés dans les pays concernés. C’est le cas de la Société congolaise du droit d’auteur (Socoda), en RDC, la Société gabonaise du droit d’auteur (Sogada) au Gabon et, bien entendu, le Bureau congolais du droit d’auteur (B.c.d.a), pour ce qui nous concerne. Ce n’est que dans ces conditions que les écrivains, créateurs des œuvres de l’esprit par excellence, pourront bénéficier du fruit de leur travail, à savoir: le droit d’auteur», a conclu le ministre.
Signalons que la journée mondiale du livre et du droit d’auteur est un événement annuel organisé par l’Unesco, branche culturelle des Nations unies, pour promouvoir la lecture, la publication et les droits d’auteur.
Créée en 1995, cette journée fut initiée par l’Unesco en mémoire du 23 avril 1616, date du décès de trois grands auteurs que sont: William Shakespeare (Angleterre), Miguel de Cervantes et Inca Garcilasso de la Vega (Espagne). Le 23 avril correspond également aux dates de naissance ou de décès de nombreux auteurs.

Nana KABA

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