La journée mondiale du livre et du droit d’auteur a été célébrée samedi 23 avril 2022. Au Congo, elle était placée sous le thème: «Le livre congolais en fête». Dans son message prononcé le 22 avril, à son cabinet de travail, à Brazzaville, à l’occasion de cette journée, Dieudonné Moyongo, ministre de la culture et des arts, a souligné que depuis les indépendances, l’histoire des politiques publiques du livre en Afrique subsaharienne est la chronique d’une quête laborieuse qui se poursuit. C’est pourquoi il appelle à la relance d’un réseau élargi de bibliothèques à travers le pays, comme cela fut le cas dans les années 70-80.Le ministre Moyongo «De ce fait, la décennie écoulée, l’Union africaine a concentré son action sur un fort plaidoyer en faveur de la formulation et la mise en œuvre des politiques nationales du livre et de la lecture dans le continent. Au cœur de cet effort se trouve la sensibilisation des gouvernements et de toutes les parties prenantes du domaine du livre et de l’éducation sur les rôles essentiels d’une politique nationale du livre et de la lecture», a-t-il affirmé.
Le ministre de la culture et des arts a rappelé que tout récemment, le rapport des états généraux du livre en langue française, tenus à Tunis du 21 au 23 septembre 2021, s’était inscrit dans une politique économique, culturelle et éducative. Ledit rapport devait déboucher sur des propositions, des initiatives ou des programmes permettant un suivi au travers d’indicateurs mesurables, autrement dit, faciliter l’accès au livre pour tous et créer les conditions pour mieux faire circuler les œuvres et les auteurs dans l’espace francophone. «Pour cela, il s’agira, pour nos pays, entre autres, de:
– procéder, sans délai, aux études diagnostiques préparatoires et formuler des politiques nationales du livre et de la lecture sur la base du cadre continental approuvé;
– mettre en place des mécanismes de collecte des données statistiques sur le livre dans chaque pays;
– placer au cœur des principales préoccupations de politiques publiques, la question de la mise en place des bibliothèques publiques et des bibliothèques scolaires, ainsi que leurs financements;
– ratifier et appliquer effectivement les conventions internationales régissant la libre circulation et la détaxe du livre par tous les Etats;
– mettre en place un cadre de concertation entre les acteurs privés et associatifs de la chaîne du livre et les représentants gouvernementaux, afin d’établir une communication suivie dans le domaine de la promotion du livre et de la lecture», a-t-il poursuivi.
«Le vibrant plaidoyer que nous faisons ce jour permet de montrer, avec forces détails, le grand enjeu que représentent à la fois la rareté des livres dans les écoles et la nécessité de la présence de bibliothèques dignes de ce nom, facteurs qui influencent directement les résultats du processus enseignement/apprentissage à l’école. Ainsi, grâce aux initiatives privées et aux soutiens conjoints du Ministère de la culture et des arts et des Ministères des enseignements, appuyés par leurs partenaires techniques et financiers, la République du Congo retrouvera progressivement sa figure de pionnier dans le domaine du développement d’un réseau élargi de bibliothèques à travers le pays, comme cela fut le cas dans la décennie 70-80», a déclaré Dieudonné Moyongo. Nous reviendrons sur d’autres aspects du livre abordés par le ministre de la culture et des arts dans notre prochaine édition.

Nana KABA

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