Depuis 1988, il est célébré, le 1er décembre de chaque année, la journée mondiale de lutte contre le V.i.h-sida. Cette manifestation, qui est a sa 33ème édition, a été célébrée au Congo sous le thème: «Mettre fin aux inégalités, dépistage et traitement pour tous». Prélude à cette journée, le gouvernement, par la voix de Gilbert Mokoki, ministre de la santé et de la population, a rendu publique une déclaration dans laquelle il ressort que notre pays est confronté a «une épidémie de type généralisé».

Les statistiques de l’O.n.u-sida au Congo font état de 110.000 personnes infectées dont 100.000 adultes de 15 à 49 ans, soit 90,9%, et 6.100 décès enregistrés, soit un taux de létalité de 5,5%. A cet effet, le gouvernement organise une campagne de sensibilisation couplée au dépistage du V.i.h-sida dénommée «Décembre rouge», qui se déroule sous forme de caravane le long du corridor routier de Brazzaville à Impfondo.
Malgré les progrès enregistrés dans les domaines de la science et de la médecine, la lutte contre le V.i.h-sida se poursuit 40 ans après l’apparition des premiers cas et 20 ans depuis la session ordinaire de l’assemblée générale des Nations unies sur le sida impliquant les dirigeants politiques à plus d’engagement dans la riposte mondiale de lutte contre cette maladie virale qui reste une menace de santé publique.
Selon le ministre Gilbert Mokoki, «les efforts déployés, ces dernières années, par le gouvernement ont permis de mettre sous traitement anti-rétro-viral, 27.371 personnes vivant avec le V.i.h, dont 1.380 enfants de moins de 15 ans et 25.991 adultes de plus de 15 ans en 2020». Malgré ces efforts, beaucoup reste à faire pour éradiquer la stigmatisation et la discrimination auxquelles sont confrontées les personnes vivant avec le V.i.h-sida. «Ce dont nous avons besoin, c’est de réduire les inégalités de tous genres, pour nous remettre sur la bonne voie, afin de gagner la lutte contre le V.i.h et la covid-19. Nous devons placer les droits de la personne, l’égalité des sexes et des communautés au premier plan et au centre de tout ce que nous faisons dans cette riposte», a-t-il indiqué.
Par ailleurs, le dernier rapport sur le V.i.h et le sida, intitulé «Aperçu mondial de l’épidémie de V.i.h et le sida», souligne que les confinements imposés par la lutte contre la covid-19 ont contribué à la hausse des taux d’infections, en raison d’une augmentation des violences liées sur le genre, l’accès limité aux soins de suivi et des ruptures des stocks de produits de base.
Dans les pays durement touchés, le test de dépistage du V.i.h chez les enfants a chuté de 70% à 50% et la mise en place des nouveaux traitements des moins de 14 ans a baissé de 50% à 25%, selon les statistiques.

Roland KOULOUNGOU

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici