A l’initiative de S.o.s Préma (Association française d’aide et de soutien aux familles d’enfants prématurés), la communauté internationale célèbre, depuis le 17 novembre 2009, la journée mondiale de la prématurité. Cette journée est l’occasion de parler des naissances prématurées et recueillir des fonds pour améliorer la prévention et le suivi de la prématurité, le suivi des grossesses et la prise en charge des familles.

On qualifie de prématurée, une naissance survenue avant la fin du huitième mois de grossesse. L’édition 2022 de la journée mondiale de la prématurité a été placée sous le thème: «L’étreinte d’un parent: une thérapie puissante; permettre le contact peau à peau dès la naissance».
Selon l’O.m.s (Organisation mondiale de la santé), environ 15 millions de bébés naissent prématurément chaque année. Cela représente un bébé sur 10. Les complications survenant chez les prématurés sont la principale cause de décès parmi les enfants de moins de 5 ans dans le monde.
Si 60% des naissances prématurées ont lieu en Afrique et en Asie du Sud, elles sont toutefois en augmentation dans le monde entier. Dans les pays à faible revenu, environ 12% des bébés naissent prématurément, contre 9% dans les pays à revenu élevé. Les États-Unis figurent à la sixième place parmi les dix pays présentant le plus grand nombre de naissances prématurées après l’Inde, la Chine, le Nigeria, le Pakistan et l’Indonésie. Les risques de complications à long terme et de décès sont plus grands chez les prématurés. Ils nécessitent des soins spécialisés, administrés par une équipe de professionnels de santé hautement qualifiée.
Le Congo n’étant pas en marge, le gouvernement a délivré un message lu par le ministre de la santé et de la population, Gilbert Mokoki. Le taux de prématurité y est de 16,3%. Selon le rapport 2021 de l’Observatoire national des décès maternels, néonatals, infantiles, le taux de mortalité néonatale est à 27 décès pour 1000 naissances vivantes et représente 61% de la mortalité infanto-juvénile. La prématurité est la principale cause de cette mortalité néonatale. «Cet état de fait nous oblige à nous mobiliser, tous, sans exception, pour réduire la prématurité et dans le cas échéant, créer les meilleures conditions de survie aux bébés nés prématurément», a plaidé le ministre de la santé et de la population.
Selon lui, 68% de ces décès pourraient êtres évitées d’ici 2030, grâce à un ensemble de mesures simples telles que le bon suivi de la grossesse, par un personnel qualifié, dans une structure adéquate de santé; pour la femme enceinte, l’allaitement exclusif; le contact peau à peau; les soins essentiels aux nouveau-nés, etc.
Saluant les mères des enfants prématurés, le ministre Gilbert Mokoki a réitéré l’engagement du gouvernement à poursuivre les efforts pour l’accès universel à des services essentiels de santé de haute qualité et abordables pendant et après la naissance, pour la santé des femmes et des enfants.

Urbain NZABANI