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Journée mondiale de la liberté de la presse : Près d’une quinzaine de journaux ont disparu des kiosques à Brazzaville

Lors de la célébration de la journée mondiale de la liberté de presse, mardi 3 mai 2022, le président du C.s.l.c (Conseil supérieur de la liberté de communication), Philippe Mvouo, a fait un bref état de la presse congolaise. Il a affirmé que la presse congolaise se porte bien, mais il relève tout de même que près d’une quinzaine de journaux ont disparu des kiosques, en raison des pressions financières. Voici un large extrait de son discours.«Je voudrais maintenant, toujours avec votre permission, faire un très sobre état physique de la presse congolaise aujourd’hui, notre presse nationale. On dira qu’elle se porte bien. Avec 51 radiodiffusions, 15 télévisions, 5 télédistributeurs, 12 journaux et 10 médias en ligne, on peut se satisfaire d’un paysage médiatique reluisant, en pleine évolution.
De ces catégories de médias, la radiodiffusion est la plus présente sur l’étendue du territoire national. Ses promoteurs sont: les hommes politiques et les confessions religieuses. La télévision est la moins sollicitée de tous les médias, certainement en raison de ses coûts élevés en acquisition et installation de ses équipements.
Le journal imprimé, qui a connu une explosion fulgurante depuis les années 1990, régresse drastiquement à cause des tensions financières insupportables. Près d’une quinzaine ont disparu des kiosques.
Le média en ligne savoure quant à lui son printemps avec le numérique et pourrait même devenir une menace pour les médias traditionnels ou classiques qui, s’ils ne s’adaptent pas aux impératifs scientifiques et technologiques de l’Internet qui impulse la modernité dans tous les domaines, risqueraient de disparaître de cet environnement en pleine mutation.
Tous ces médias travaillent dans un environnement socio-politique serein et rassurant, vu qu’aucun journaliste n’est en prison ou n’a subi de sévices dans l’exercice de sa profession, en tout cas, depuis toujours, sauf cas exceptionnel ou accidentel. Un journal est sous sanction «Sel-Piment». Il reprendra ses publications en juin prochain.
Dans l’esprit général de création d’entreprises de presse, nous relevons quand même un déni de la loi de la part de certains citoyens qui installent anarchiquement des radios sans autorisation de l’autorité constitutionnelle habilitée. Ces citoyens sont, hélas, les hommes politiques et les techniciens-installateurs qui, dans une complicité de défiance, agissent au mépris des dispositions de la loi qui a établi les procédures administratives et indiqué les moyens d’acquisition des fréquences.
Le Conseil supérieur de la liberté de communication, régulateur des médias, travaille à la normalisation de cette situation déplorable, intolérable, blâmable et punissable. Vingt radiodiffusions exerçant sans autorisation vont se voir interdire définitivement la poursuite de leurs activités d’ici le mois d’octobre prochain, si, consciemment, leurs promoteurs ne venaient à régulariser leur situation auprès du conseil, bien sûr».

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