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Journée internationale de l’alphabétisation : Lutter contre l’analphabétisme, l’illettrisme et la déscolarisation au nom du développement

Journée internationale de l’alphabétisation : Lutter contre l’analphabétisme, l’illettrisme et la déscolarisation au nom du développement

L’humanité a célébré le 8 septembre dernier, la 54ème journée internationale de l’alphabétisation sous le thème: «Enseignement et apprentissage de l’alphabétisation en période de crise: le rôle des éducateurs et l’évolution des pédagogies». Au Congo, l’évènement a été organisé au Lycée de la Révolution, à Brazzaville, sous les auspices d’Adolphe Mbou-Maba, directeur de cabinet du ministre de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, qui avait à ses côtés Gabriel Bokoumaka, secrétaire général de la Commission nationale congolaise pour l’U.n.e.s.co, et Mme Laure Matongo, directrice générale de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle.

Célébrée dans un contexte de crise liée à la pandémie de covid-19, le thème de l’édition 2020 de la journée internationale de l’alphabétisation fait appel à une nouvelle forme de leadership, à des prestations éducatives alternatives et innovantes. «Dans cette dynamique, il est impérieux de réorganiser notre cadre juridique pour mieux articuler le nouveau modèle de la pratique pédago-andragogique», a dit Laure Matongo, avant d’énumérer les différentes actions menées au cours de l’année scolaire 2019-2020. «Notre direction est engagé à travailler pour les personnes affectées par les conséquences du manque d’éducation. C’est pourquoi, elle doit poursuivre son intervention dans la gestion du programme «l’école à domicile» par l’inscription des candidats libres aux différents examens d’Etat; le suivi des centres d’encadrement, la réouverture des foyers féminins pour la prise en charge des jeunes filles mères, intégrant l’apprentissage aux petits métiers…».
La directrice générale de l’alphabétisation a remercié les partenaires du Congo qui appuient l’éducation non-formelle, en l’occurrence le Japon qui a accordé, par le truchement de l’Unicef, un financement de 25 millions de francs Cfa, pour sécuriser les structures de rescolarisation de Brazzaville et Pointe-Noire, à l’orée de l’ouverture de l’année pédago-andragogique 2020-2021, le 19 octobre prochain, une semaine après la rentrée scolaire. «Je remercie les animateurs bénévoles, qui sont 80% du personnel d’éducation non formelle et travaillent sans relâche pour maintenir la flamme de l’alphabétisation au Congo», tel est son appel lancé au gouvernement dans la prise en compte dans les quotas de recrutement à la fonction publique.
Le Ministère en charge de l’alphabétisation a étendu sur l’ensemble du pays les actions d’alphabétisation et de rescolarisation précédemment limitées aux zones urbaines et péri-urbaines. «En effet, nous consacrons beaucoup d’efforts pour lutter contre l’analphabétisme, l’illettrisme et la déscolarisation qui impactent négativement l’épanouissement individuel. Il nous faut, dès maintenant, étudier des nouvelles stratégies et méthodes, afin d’insuffler un sang nouveau au système éducatif non formel. Le ministère entend cristalliser davantage les actions d’éducations non formelles de façon pérenne», a fait savoir Adolphe Mbou-Maba.
Selon le dernier rapport mondial de suivi de l’évolution pour tous de l’Unesco, même si les taux d’alphabétisation ont augmenté, le nombre d’analphabètes et des non-scolarisés s’est accru dans plusieurs pays, en raison de la rapidité de la croissance démographique d’une part, et des conditions d’existence socio-économiques et matérielles dégradantes d’autres part. C’est donc une réelle menace pour le développement humain et le bien-être durable.

Urbain NZABANI

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23 octobre 2020, 03: 26

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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