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Joséphat Roger Obesse, président du Copeco : «Nous pensons que les solutions doivent être trouvées avec l’ensemble du patronat»

Joséphat Roger Obesse, président du Copeco : «Nous pensons que les solutions doivent être trouvées avec l’ensemble du patronat»

Le Club de Brazzaville, composé de quatre banques (B.g.fi bank, Ecobank, L.c.b (La congolaise de banque) et la B.s.c.a (Banque sino- congolaise pour l’Afrique) a décidé de faire un prêt de 300 milliards de francs Cfa au gouvernement, pour éponger une partie de la dette intérieure commerciale qui est, d’ailleurs, une exigence du Fonds monétaire international. Pour cela, nous sommes rapprochés du président du Collectif des opérateurs économique du Congo Joséphat Roger Obesse pour recueillir sa réaction à propos. Interview.

* Monsieur le président du Copeco, le gouvernement va recevoir sous peu 300 milliards de francs Cfa pour éponger la dette intérieure commerciale. Comment avez-vous accueilli cette annonce?
** Nous avons accueilli cette annonce avec satisfaction. Les banques se sont retrouvées pour débloquer 300 milliards de francs Cfa, c’est ce que l’on recherchait depuis toujours. Comme c’est un club au sein d’un groupement socio-économique qui va apporter les fonds, c’est une bonne chose et nous félicitons, pour cela, le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, pour avoir pensé à épurer la dette intérieur commerciale, par l’intervention des banques locales.
Par contre, nous avons des inquiétudes par rapport à la période concernée par la dette. Nous avons, également, des soucis par rapport aux propos du Premier ministre qui parle de la sélection des entreprises qui vont recevoir les fonds. Nous pensons que les solutions doivent être trouvées avec l’ensemble du patronat. Les syndicats patronaux vont se retrouver, pour examiner la question, parce que la dette appartient à l’Etat qui doit aux entreprises. Donc, les banques ne peuvent pas imposer à l’Etat le choix des opérateurs économiques qui seront payés.
C’est l’Etat qui a accepté que les banques lui viennent en aide, pour éponger une partie de la dette. Les modalités pratiques d’apurement de la dette devraient être concertées entre l’Etat et les banques. Si les banques se servent en premier, parce que les opérateurs économiques leur doivent, cette opération ne servira à rien. Nous voulons que l’Etat, qui a accepté qu’une partie de la dette soit rachetée par les banques, parle avec les syndicats patronaux, pour regarder ensemble la démarche à suivre. Une entreprise qui doit à la banque 100 millions de francs de Cfa et que l’Etat lui verse 100 millions de francs Cfa, la banque va retirer son argent donc l’entreprise ne pourra pax redécoller, parce qu’elle a plusieurs charges. Si l’on veut relancer l’économie, il va falloir que l’Etat parle avec le patronat, pour que le patronat puisse étudier les modalités de remboursement de la dette auprès de ces banques et permettre ainsi aux entreprises de respirer et de reprendre les activités. Nous voulons aussi que, la même occasion, les petites entreprises ne soient pas oubliées.

* Après cette annonce, avez-vous eu un contact avec un membre du gouvernement pour étudier la question?
** Je sors d’une réunion avec l’ensemble des syndicats patronaux, pour essayer de mettre en ordre nos idées, afin de rencontrer le ministre des finances et du budget ou le ministre délégué au budget, pour échanger sur la question, afin qu’il nous donne, de vive voix, les informations y relatives.

* Quel message avez-vous donné à vos adhérents?
** Nous avons demandé à nos adhérents de rester sereins et ceux qui avaient été validés par rapport à la période allant de 2014, 2015 et 2016, de se rapprocher de nos bureaux. Nous avons pris le soin d’élaborer la liste de nos adhérents qui sont concernés par la première partie, des entreprises validées et auditées, pour nous fournir les éléments ci-après: l’année de leurs créances; le montant de leurs créances, quel est leur banque pour que nous nous rapprochions déjà du Ministère des finances et du Club de Brazzaville.
Nous avons déjà adressé une correspondance auprès du ministre délégué et au président du Club de Brazzaville, pour regarder la situation des entreprises locales qui sont concernées par la dette intérieure des créances allant à la période de 2014, 2015 et 2016 ou bien 2016-2018 si possible de la période allant de 2003 à 2013. Lorsque nous suivons l’annonce du gouvernement, il s’agit des périodes de 2014-2015 qui sont d’abord concernées.

Propos recueillis par
Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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31 octobre 2020, 14: 41

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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