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José Cyr Ebina, député, président du comité P.c.t d’Ignié, dans le Pool : «J’ai circulé dans le Pool et j’ai mesuré combien la paix est importante»

José Cyr Ebina, député, président du comité P.c.t d’Ignié, dans le Pool : «J’ai circulé dans le Pool et j’ai mesuré combien la paix est importante»

Dans le cadre de la restructuration des instances intermédiaires et de base lancée depuis le mois de juillet dernier par le secrétaire général du P.c.t, Pierre Moussa, dans les trois fédérations de Brazzaville, Pointe-Noire et Pool, le député José Cyr Ebina a été élu à la tête du comité P.c.t d’Ignié, dans le Pool. Il est également délégué national dans le Pool, ce qui lui a permis de parcourir certains districts de ce département. Dans l’interview ci-après, il parle du travail réalisé, dans un contexte assez particulier.

* Vous êtes membre du comité de restructuration des instances de base dans le Département du Pool. Quel constat avez-vous fait de cette action de terrain?
** Au sortir du 5ème congrès du Parti congolais du travail, où les instances dirigeantes ont été renouvelées, notamment le Bureau politique, le Comité central et le Secrétariat permanent, le tour revient aux instances intermédiaires et de base, suivant les recommandations du congrès.
Ce travail a commencé dans les fédérations qui ont renouvelé les cellules et les sections. Pour le renouvellement des comités, donc les bureaux au niveau des districts et des arrondissements, ce travail est supervisé par les délégués nationaux. Je suis un des cinq délégués nationaux dans le Département du Pool sous la direction du vénérable André Massamba. Nous avons fait preuve d’exemplarité, pour montrer à l’opinion qu’au sein du Parti congolais du travail, la démocratie existe.
Ce n’était pas facile, parce que nous sommes dans un contexte de crise sanitaire et de crise économique. La situation est difficile comme vous le savez. Malgré cela, nous avons mobilisé les militants qui ont pris part aux assemblées électives. Nous nous sommes rendus, par la route, à Kimba, Vindza et Kindamba par exemple, cela n’a pas été facile. Porter la couleur rouge du P.c.t dans cette partie du pays qui a connu longtemps les troubles politiques, est une chose difficile pour nos militants, parce qu’ils subissent des représailles derrière. Malgré cela, les assemblées électorales se sont tenues et c’est l’occasion pour moi de remercier les militants et les populations de ces districts qui nous ont accueillis dans la joie et l’enthousiasme.

* Ce climat d’hostilité que vous évoqué est-il propre aux trois districts ou bien vous l’avez rencontré ailleurs?
** Ce climat d’hostilité qu’on a rencontré dans les trois districts est dû à la présence de nombreux ex-combattants en attente de leur réinsertion. Dans le District de Ngabé, c’est la route qui a constitué la principale difficulté. Le parcours était éprouvant pour nous. Mais, nous avons été bien accueillis et la session élective s’est bien déroulée et les militants étaient mobilisés en grand nombre. C’est pour moi l’occasion de les en remercier.

* En ce qui vous concerne, vous avez été élu comme président du comité P.c.t d’Ignié, est-ce le couronnement d’un travail accompli?
** Couronnement? Oui et non! Oui, parce que j’ai un cheminement. J’ai intégré le parti comme simple militant. A l’issue du 5ème congrès, j’ai fait mon entrée au comité central et aujourd’hui, j’ai été porté à la tête du comité d’Igné. C’est le fruit du travail que nous avons réalisé sur le terrain, en étant toujours au contact des populations. Sur ce point, je vais attirer l’attention des jeunes sur l’importance du travail. Il est vrai qu’il faut avoir un mentor, mais cela ne dispense pas d’être présent sur le terrain et de travailler. Je suis certain que le travail parlera plus en votre faveur que le mentor. C’est comme au sport, celui qui travaille plus, a la chance d’avoir plus de médailles.
A votre question, je dirais aussi non, parce qu’il a fallu être compris des autres camarades. Sans cela, peut-être que je n’aurais pas réussi à être porté à ce poste. Nous avons la chance d’avoir le camarade Pierre Moussa qui rappelle toujours: l’homme qu’il faut à la place qu’il vaut. C’est simple, mais c’est profond comme message. Il faut bien l’analyser et l’intérioriser. Je pense que j’ai bénéficié de cela. Je connais les besoins d’Ignié. Lorsque la passation sera faite, je crois que je déroulerai mon agenda de travail. Il y a un grand travail à faire dans le Département du Pool, pour que notre champion soit élu sans contestation en 2021.

* Y a-t-il une dernière préoccupation que vous voudriez évoquer?
** Je remercie les populations du Département du Pool pour leur courage. Vous voyez, avec la paix retrouvée, on peut aller partout et travailler. Toute ma modeste reconnaissance au Président de la République, Son Excellence Denis Sassou-Nguesso, qui a relevé le pari de rétablir la paix dans le Pool, en appelant les jeunes à abandonner les armes et à revenir sur le droit chemin. Le Chef de l’Etat a tenu parole jusqu’à la signature de l’accord de paix entre le pasteur Ntumi et le gouvernement. J’ai circulé dans le Pool et j’ai mesuré combien la paix est importante. Beaucoup reste à faire, notamment la réinsertion des jeunes. Il nous faut avancer sur cette question, pour que les jeunes ne se sentent pas abandonnés. C’est très difficile leur situation actuellement, mais il faut espérer.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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L'horizon Africain, un journal d'information paraissant au Congo Brazzaville

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04 décembre 2020, 05: 13

L’editorial de la redaction

«DES QUESTIONS BATEAU»

L’expression est utilisée par le chef de file de l’opposition, à l’issue de l’audience que le Président de la République, Denis Sassou-Nguesso, lui a accordée samedi 21 novembre dernier. Parlant de la réforme du processus électoral, Pascal Tsaty-Mabiala a utilisé l’expression que ces questions sont devenues des «questions bateau». Cela mérite qu’on s’y arrête un peu.

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