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José Cyr Ebina, député P.c.t d’Ignié (Département du Pool) : «La sensibilisation doit être au-dessus de toutes les préoccupations»

José Cyr Ebina, député P.c.t d’Ignié (Département du Pool) : «La sensibilisation doit être au-dessus de toutes les préoccupations»

Pour contrer la pandémie provoquée par le coronavirus, le gouvernement a mis en place des mesures barrières dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Après le confinement qui a duré 48 jours (du 31 mars au 17 mai), doublé d’un couvre-feu, on est passé à l’étape du déconfinement qui va jusqu’au 31 mai. Face aux difficultés des populations durant cette période de lutte contre la pandémie à coronavirus, le P.c.t (Parti congolais du travail) a demandé la mobilisation de ses élus auprès de leurs mandants.

Député P.c.t élu dans la circonscription unique d’Ignié, dans le Département du Pool, José Cyr Ebina a répondu à cet appel en réalisant, durant la période de confinement et au cours de cette phase de déconfinement, des opérations de remise de don de vivres et de non-vivres, notamment de masques, de gel hydroalcoolique et en désinfectant les lieux publics comme les marchés. Dans l’interview ci-après, il revient sur les actions qu’il a pu réaliser.

*Honorable, les Congolais étaient confinés pour arrêter la propagation du coronavirus. Comment avez-vous vécu le confinement?
** Pendant le confinement, la vie était mitigée. Il a fallu accepter le confinement et respecter les mesures décidées par le gouvernement, car c’est le moyen de bouter hors de notre de notre territoire, cet ennemi invisible qu’est le coronavirus. Mais, de l’autre côté, le confinement était difficile pour beaucoup de compatriotes. Nous sommes à peu près 70% de Congolais vivant au jour le jour. Donc, cela n’était pas facile, lorsqu’on s’est trouvé dans cette situation où on ne pouvait pas se consacrer aux activités habituelles, pour gagner sa vie. En tant que député, nous avons contribué, un tant soit peu, à assister nos compatriotes qui en avaient le plus besoin.

* On remarque que les règles barrières ne sont pas respectées à la lettre par tout le monde. S’il vous était donné la gestion de la riposte à la pandémie, par quoi commenceriez- vous?
** D’abord par la sensibilisation. C’est très important de bien sensibiliser les populations sur le danger qui les menace. Et dans ce cadre, on mettrait des équipes pour faire le porte-à-porte. Les parlementaires, les élus locaux, les chefs de quartiers et de blocs, les chefs de villages, les étudiants, les diplômés sans emploi, sans oublier les chefs des ménages auraient été mis à contribution, pour sensibiliser les populations dans l’ensemble du pays.
Ensuite, on apprenait aux gens les gestes barrières et leur importance, tout en procédant à la distribution des masques, des gants ou en les rendant disponibles. Il ne faut pas oublier d’associer le personnel de santé qui joue un rôle-clé dans cette lutte. En principe, tous les centres de santé devaient mettre en place des cellules Covid-19. Car, quelqu’un qui se rend à l’hôpital ne sait pas exactement de quoi il souffre. Donc, chaque centre de santé, chaque hôpital doit être capable de dépister la Covid-19, pour ensuite orienter les patients dans les centres retenus pour le traitement ou pour la quarantaine.
Enfin, il faut expliquer l’importance des grandes décisions annoncées par le Président de la République lui-même, comme le confinement. Je sais que pour les populations, ce n’était pas facile d’observer le confinement, de rester chez soi à longueur de journée et pendant des jours. Mais, c’est le prix à payer, pour faire que la pandémie ne prenne pas des dimensions exponentielles dans notre pays.
Il faut dire qu’on est choqué de voir les citoyens, dans les quartiers ou les villages, se passer éperdument des mesures barrières et douter de l’existence de la pandémie. En tout cas, s’il n’y avait pas la main de Dieu, ce serait la catastrophe dans nos pays africains, où des populations ont continué à se comporter comme d’odinaire.
Donc, nous saluons le courage et la promptitude du Chef de l’Etat qui a pris cette décision, difficile pour nombre de nos compatriotes, mais salutaire pour nos populations. De manière générale, nous saluons l’action du gouvernement, avec tous les organes mis en place, pour faire face à cette situation inédite à laquelle personne n’était préparé.

* Peut-on dire que vous avez sillonné votre circonscription, parce que vous êtes préoccupé par la sensibilisation des populations?
** Nous avons reçu les consignes de notre parti, pour assister les populations. Le dernier message du Président de la République nous a encore interpellés. Ce n’est donc pas à lui d’aller vers les populations, c’est à nous que revient la charge de le faire.
La sensibilisation doit être l’une des grandes préoccupations pour vaincre cette maladie. Les Chinois ont réussi à lutter contre cette pandémie, parce qu’ils ont été disciplinés. Nous avons vu des immeubles cadenassés, des récalcitrants être traqués, des barrières de police pour un contrôle absolu des populations sur le respect des règles barrières. Chez nous, on pense que les points de contrôle n’ont été placés que pour racketter les citoyens. Normalement, on devrait procéder au dépistage systématique dans les points de contrôle. Certes, on dit que la critique est facile, la pratique est difficile. Mais, nous pensons qu’il y a beaucoup de manquements dans l’organisation de la riposte. Il y a beaucoup de choses à améliorer.

Propos recueillis par
Narcisse MAVOUNGOU

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24 octobre 2020, 23: 52

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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