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Jacques Elion, administrateur-maire de l’arrondissement 3, Poto-Poto (Brazzaville) : «Poto-Poto doit montrer l’exemple et être attaché à l’opération de salubrité publique»

Jacques Elion, administrateur-maire de l’arrondissement 3, Poto-Poto (Brazzaville) : «Poto-Poto doit montrer l’exemple et être attaché à l’opération de salubrité publique»

Dans le cadre de l’assainissement du troisième arrondissement, Poto-Poto, à Brazzaville, l’administrateur-maire Jacques Elion entend appliquer la note circulaire prise à cet effet par le Premier ministre chef du gouvernement, Clément Mouamba, le 6 octobre 2018, instituant le premier samedi du mois comme journée de salubrité publique dénommée «villes, villages et habitations propres». A Poto-Poto, Jacques Elion associe ses administrés, les associations des commerçants, les chefs de quartiers et de zones sans oublier les hommes d’Eglise, à cette opération, chaque premier samedi du mois. Dans l’interview qu’il nous a accordée, il revient sur le bien-fondé de cette opération et il affirme que son arrondissement doit montrer l’exemple et y est attaché.

* Monsieur l’administrateur-maire, il y a quelques mois, le Premier ministre Clément Mouamba lançait officiellement l’opération de salubrité publique à Poto-Poto. Peut-on dire, aujourd’hui, que cette initiative se poursuit, malgré la pandémie de convid-19?
** Tout d’abord, je vous remercie pour l’intérêt que vous accordez aux questions d’assainissement dans notre arrondissement. En effet, l’opération de salubrité telle que lancée par le Premier ministre chef du gouvernement, Clément Mouamba, se poursuit dans un format réduit, suite à la pandémie de covid-19. Nous mobilisons pour cela un groupe de cinquante personnes, pour un site, tous les premiers samedis du mois.
Pour exemple, deux associations, notamment l’Association Bopeto et celle du Quartier 33 ont travaillé ces premiers samedis, l’une au jardin public de Poto-Poto, situé à côté de l’église catholique Sainte-Anne, et l’autre avait investi le grand collecteur appelé communément Madoukoutsiékélé.
D’autres sites font, également, l’objet de nettoyage, tels que les avenues de la Paix, Marien Ngouabi, Beaux-parents… Nous nous attelons pour que cette opération soit pérenne, dans le strict respect des gestes barrières. Je dois vous signaler que lorsque nous constatons un lieu public inondé d’immondices, sans tarder, nous mettons à contribution les associations, les chefs de quartiers, pour passer à l’action de salubrité publique.

* Dans ce processus d’assainissement, quelle est la place réservée aux églises, mosquées et tenanciers des lieux d’aisance?
** Comme il est dit souvent, la propreté chasse les maladies. Nous mettons à contribution tout le monde sans exception, pour participer à cette dynamique, afin d’assainir notre environnement. Les hommes d’églises, les imams et d’autres personnes de bonne volonté y participent. Chacun en ce qui le concerne doit apporter sa pierre pour le rayonnement de Poto-Poto. Ce travail ne concerne pas seulement les rues, les collecteurs et les jardins publics, mais aussi le marché. Il faut bien qu’il soit assaini, parce que plusieurs nationalités exercent leur commerce dans ce marché.
En ce qui concerne les tenanciers des lieux d’aisance, mission leur est donnée de nettoyer la devanture de leurs caves tous les jours. Les eaux usées doivent être canalisées et dirigées vers un collecteur, afin de ne pas empêcher les autres usagers des rues à passer sans problème.

* Quelle solution pour les eaux usées déversées dans les rues?

** C’est un problème qui trouve un début de solution, avec l’implication des associations qui œuvrent dans le cadre de l’environnement. Nous voulons avoir des rues assainies et propres. Les puits perdues dans les domiciles est la solution. Les chefs de quartiers y veillent et sensibilisent la population à cela.

* Pour terminer, quel message donnez-vous à l’endroit des populations?

** Que les populations de Poto-Poto ne puissent pas baisser les bras. Chaque premier samedi du mois, elles doivent se mettre au travail, pour assainir leur environnement immédiat et les chefs de quartiers, des zones et de blocs y veillent. Pour cela, Poto-Poto doit montrer l’exemple et être attaché à cette opération de salubrité publique. En tous cas, le Premier ministre y attache du prix.

Propos recueillis par
Chrysostome
FOUCK ZONZEKA

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23 octobre 2020, 04: 49

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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