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Inculture et divagations.

Les crises bloquent les méninges. Et, quand il s’agit en plus, de celles des personnes qui en ont moins ou qui considèrent que le monde s’arrête à l’horizon de leurs yeux, toutes les divagations sont permises. C’est le cas notamment avec tout ce que l’on peut lire ou entendre ici et là, sur les divers courants de pensée philosophique. Alors que des thèses de doctorat sont soutenues sur ces courants de pensée, que des ouvrages de vulgarisation sont publiés, que des opérations portes ouvertes sont organisées et que des conférences sont données de par le monde, il y a encore des personnes, particulièrement en Afrique, qui n’y voient que de la magie ou de la sorcellerie. On ne peut pas émerger dans la société, on ne peut pas faire de la politique, on ne peut pas tout simplement réussir dans la vie, sans que l’on ne vous accuse d’appartenir à telle ou telle «maison». Vous avez beau avoir fait des études brillantes; non, non, vous êtes forcément membre de quelque chose de pas nette, de satanique; vous adhérez à la magie des Blancs.
Ils sont tous les jours dans les églises; ils vénèrent des dogmes venus d’ailleurs; ça ne leur pose aucun problème. Ils ont délaissé leurs propres croyances, celles de leurs ancêtres. Parce qu’on leur dit, depuis la colonisation, que c’est païen, c’est animiste. Mais, ceux qui ont prêché cette «bonne nouvelle» chez nous ne s’empêchent pas, cependant, d’apprendre nos rites et rythmes; nos nkisi, nos lémba, nos ékongo et nos nzobi sont leurs champs d’investigation. Ils en deviennent des érudits et parfois, en parlent mieux que nous-mêmes.
D’autres se font initier à nos traditions et ça ne pose aucun problème. Ils sont curieux de tout, retiennent de notre cosmogonie ce qu’il a de meilleur, en étudient les principes actifs et cela devient de la science. Nous, on a peur de tout; on ne lit pas; on n’est pas curieux; on voit des sorciers partout; on ne meurt pas de maladie, non, pas de maladie. C’est le franc-maçon de la famille ou le rosicrucien du coin qui bouffe, qui jette le mauvais sort.
Pourtant, on n’a pas besoin de bien chercher pour constater que chez les autres, présentés comme des vraies religions, on viole, on vole, on corrompt, on fait des enfants malgré les vœux de célibat et/ou de chasteté, on tribalise. On parle même de pratiques fétichistes. Mais ça, comme c’est local, ça ne pose aucun problème. Il n’y a qu’à voir et lire ce qui se passe dans une certaine communauté chrétienne de grande renommée, ces derniers temps.
Le problème, ce n’est pas de croire en ceci ou en cela. Toutes les voies de la connaissance convergent vers la Grande Connaissance. Le problème, c’est de se situer au niveau des valeurs supérieures et d’y rester, avec un seul commandement qui soit au rang d’un impératif catégorique, à savoir, après avoir découvert ce qu’il y a dans le cerveau de Dieu, aimer son prochain comme soi-même, être à son service et mettre à sa disposition tout ce que le cerveau de Dieu a gratuitement révélé. Parce que, comme le dit un prix Nobel de physique, «découvrir une loi scientifique, c’est lire ce qui est écrit dans le cerveau de Dieu».
Mais, dans notre inculture générale, même le sommet d’une montagne nous fait peur; on jette facilement l’anathème, on colporte, on divague, on ne prend pas le temps d’analyser, de discerner. On voit le diable partout. Difficile alors de lire dans le cerveau de Dieu. S’ajoute à cela le fait que certains de ceux qui prétendent incarner les valeurs supérieures, s’avèrent être des affabulateurs, des imposteurs, des arrivistes, des immoraux et des mauvais gestionnaires. Ce sont eux qui renvoient à la société une image déformée de ce que peut être une recherche de ce qui est écrit dans le cerveau de Dieu. Ils sont responsables de cette sorte de rejet de la quête de la Connaissance.

Prométhée

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23 octobre 2020, 04: 16

L’editorial de la redaction

L’ÉDUCATION, LA FORCE ET LA QUALITÉ DE LA SOCIÉTÉ!

Ainsi donc, les élèves congolais ont renoué avec le chemin de l’école depuis le lundi 12 octobre. Après pratiquement six mois et demi d’inactivités (du 1er avril au 11 octobre) dus à la suspension des cours pour cause de pandémie de covid-19. Et la rentrée scolaire intervient sur fond de crise sanitaire, puisque le pays continue de faire face à la pandémie. Avec tout ce que cela induit de conséquences impactant la vie scolaire. Le ministre en charge de l’enseignement en a d’ailleurs informé l’opinion nationale.

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