Le comité national I.t.i.e (Initiative pour la transparence des industries extractives) a éprouvé la nécessité de faire une auto-évaluation avec les parties prenantes (administration publique, entreprises extractives (pétrolières, minières et forestières) chargées du suivi du processus I.t.i.e et jauger l’impact de son application. A ce titre, ce comité a organisé, avec l’appui du Projet des réformes intégrées au secteur public (Prisp), trois ateliers de sensibilisation sur l’auto-évaluation, pour préparer la troisième validation du Congo, par le secrétariat général de l’I.t.i.e, prévue le vendredi 1er juillet 2022.
Les deux premiers ateliers, qui avaient réuni les entités de l’administration publique, les 21 et 22 juin 2022, à Brazzaville, étaient dirigés par Florent Michel Okoko, le secrétaire permanent du comité exécutif de l’I.t.i.e-Congo, en présence de Bozire Clovin Assen Ontsouon, responsable de suivi et évaluation au P.r.i.s.p. Le troisième atelier s’est déroulé le 23 juin, sous la direction de Christian Mounzéo, troisième vice-président du comité national et coordonnateur national de la Coalition Publiez-ce-que-vous-payez. Ces ateliers ont permis de faire l’état des lieux de la mise en œuvre de l’I.t.i.e au Congo, au regard du résultat de la précédente validation, qui était la seconde.
La seconde validation du Congo, qui avait eu lieu le 29 septembre 2020, avait connu quelques lacunes, dont entre autres le manque d’implication de la société civile, la faible participation de l’Etat, la non-conformité à la norme I.t.i.e de la répartition des revenus issus des ressources naturelles, et le manque de débat public sur l’application de la norme I.t.i.e instituée en 2016.
Au total, le conseil d’administration international de l’I.t.i.e avait comptabilisé neuf mesures correctives pour respecter le statut I.t.i.e dont jouit le Congo. Notre pays doit corriger les neuf mesures épinglées, pour passer avec succès la troisième validation prévue le vendredi 1er juillet. Ainsi, il est demandé aux parties prenantes et organisations de la société civile) d’envoyer leurs contributions aux membres de l’équipe de validation, au début de la validation. Selon Florent Michel Okoko, «le gouvernement est engagé pour cette troisième validation qu’elle soit une réussite. Les diligences sont faites».
«Nous appuyons le gouvernement à mettre en œuvre l’initiative, pour améliorer la transparence. Ce qui se fait dans ces ateliers, chaque partie prenante doit renseigner le secrétariat international de ce que l’I.t.i.e a fait au Congo, depuis la dernière validation, de montrer la manière dont le Congo met en œuvre le processus», a précisé Bozire Clovin Assen Ontsouon. «Cette troisième validation est cruciale. Elle doit permettre au Congo, soit de se maintenir, soit d’être suspendu. Cette fois-ci, c’est sur la norme I.t.i.e 2019 que le pays sera apprécié», a souligné Christian Mounzéo. A l’issue de cette validation, on saura le sort du Congo, dès le prochain rapport du secrétariat international.

Martin BALOUATA-MALEKA