Florent Michel Okoko, secrétaire permanent du Comité exécutif national de l’I.t.i.e-Congo (Initiative pour la transparence dans les industries extractives) et Christian Mounzéo de l’O.n.g Publiez-ce-que-vous-payez, ont animé, mercredi 29 juin 2022, à Pefaco Hôtel Maya-Maya, à Brazzaville, grâce au P.r.i.s.p (Projet des réformes intégrées du secteur public), un atelier de dissémination des rapports I.t.i.e à l’endroit de la presse locale et internationale en République du Congo.

Dans son mot liminaire, le secrétaire permanent de l’I.t.i.e-Congo a fait savoir que «les industries extractives nous ramènent 75 à 80% de nos ressources au budget de l’Etat. Parler des industries extractives à nos partenaires de la presse, afin de répercuter l’information aux citoyens congolais, de sorte qu’ils aient une information fiable et vérifiable, c’est un moment important pour nous».

Une vue des participants à l’atelier de l’I.t.i.e-Congo.
Une vue des participants à l’atelier de l’I.t.i.e-Congo.

L’I.t.i.e-Congo a validé et publié son rapport 2019, le 10 janvier 2022. Le processus de validation et de publication du rapport 2020 a été lancé le 1er juillet 2022. Christian Mounzéo estime que la presse est l’une des parties prenantes essentielles et cruciales dans le processus de vulgarisation de ces rapports. Les médias ont un rôle particulier à jouer, dans le cadre de la mise en œuvre de la norme I.t.i.e et dans le cadre de la dissémination des données produites. Selon lui, la transparence pour la transparence ne peut pas être un objectif. «Tout ce que nous faisons n’a pas simplement pour but de réunir les données et de les divulguer… Mais les médias aident non seulement dans la dissémination des données, mais aussi dans l’entretien de l’opinion publique, la mobilisation de cette opinion publique de façon à ce que, une fois que les données de l’I.t.i.e sont disponibles, la responsabilité de pouvoir entretenir le débat revient aux médias», a-t-il déclaré.
Florent Michel Okoko a expliqué le processus d’élaboration d’un rapport I.t.i.e. Selon lui, le rapport est conçu de manière très précise. La première des choses est que les parties prenantes se mettent d’accord. Il s’agit du comité national ou groupe multipartite composé de la société civile, des entreprises et de l’Etat. Il faut un consensus entre les trois parties pour produire un rapport. Après quoi, intervient l’étude de cadrage pour circonscrire les différents éléments que le rapport doit comporter. Notamment les flux financiers en cause, les industries en cause. A cela s’ajoutent la commercialisation, les banques, etc. Puis, un administrateur indépendant est choisi, pour arbitrer entre les différentes parties.
Ce dernier doit avoir accès à toutes les informations possibles, qui doivent être fiables et vérifiables. Fiables parce que fournies par des personnes habilitées. Mais aussi vérifiables, parce que basées sur des certifications. Qu’il s’agisse au niveau de l’Etat ou des entreprises, etc, pour une confrontation des chiffres. «Tout ce qu’une entreprise dit avoir payé à l’Etat doit être retrouvé au Trésor public… Ce qui fait que nos rapports soient difficilement contestés», a souligné Florent Michel Okoko.

Joseph MWISSI NKIENI