Le directeur général par intérim de de l’I.n.s.t (Institut national du service social) Guy-Blaise N’Douli, a été récompensé par le Réseau des journalistes et communicateurs congolais pour la promotion et l’émulation du citoyen), qui lui a décerné, le 17 décembre 2022, à Brazzaville, le Prix d’excellence, à l’occasion d’une cérémonie de distinction honorifique pour ses responsabilités admirablement tenues.

Le travail social est important dans la société. Les travailleurs sociaux s’occupent des personnes vulnérables, en incapacité de se mouvoir et de se prendre en charge. Ainsi, les personnes vivant avec handicap (sourds-muets, personnes non-voyantes, personnes à mobilité réduite, veufs ou veuves, familles disloquées et d’autres types de vulnérabilités qui touchent certaines couches sociales, notamment les déviances liées au comportement des adolescents, des jeunes, des enfants vivant dans la rue, peuvent toujours saluer les initiateurs de l’I.n.s.t (Institut national du service social) qui forme les personnels pouvant prendre soins d’eux.
«Nous formons trois types de personnels qui s’occupent chacun selon son approche, de ces cibles qui veulent vraiment être aidées. Nous formons les assistants de service social, les éducateurs spécialisés et les animateurs en développement local», a indiqué le directeur général par intérim, Guy-Blaise N’Douli.
Aussi, l’I.n.t.s ambitionne-t-il de s’ouvrir à la sous-région Afrique centrale. «Nous voulons que les travailleurs sociaux des autres pays de l’Afrique centrale viennent se faire former au Congo, qui aiderait à former les travailleurs sociaux des Etats de la Communauté économique et monétaires de l’Afrique centrale (C.é.m.a.c), à moyen terme. Nous espérons qu’avec le temps, nous aurons la force de le faire», a-t-il confié.
Relevant de l’administration publique, cet institut a une double tutelle. L’administration est assurée par le Ministère des affaires sociales, de la solidarité et de l’action humanitaire et la tutelle académique par le Ministère de l’enseignement supérieur.
«Nous avons deux tutelles, parce que les métiers que nous apprenons aux étudiants relèvent du social. Les encadreurs ont la matière et interviennent dans cet institut», a-t-il expliqué, précisant que c’est suite au constat selon lequel les travailleurs sociaux interviennent en fonction de ce qu’ils ont comme formation professionnelle. Alors que parmi eux, il y avait ceux qui n’avaient pas de profils. «Il fallait, toutefois, les remettre à niveau, et ils n’avaient pas non plus la bonne approche, lors de leur intervention. Ce qui les rendait inefficaces. Cela coûtait cher à l’Etat. Voilà comment le projet est né», a-t-il souligné.
M. N’Douli a rappelé aussi les objectifs que vise cet institut que sont la formation initiale et continue dans le domaine social, à partir du baccalauréat technique ou général, et la recherche-action et appliquée en travail social. «On y entre par concours. Il est interne et externe. Les critères et les conditions de participation à ce concours sont fixés par les statuts portant création de l’institut, ainsi que les épreuves sont fixées dans un communiqué relayé à la télévision, à la radio, dans la presse écrite et sur Internet», a-t-il précisé.
Notons que le diplôme délivré à la fin de la formation est une licence. Mais, l’institut est inscrit dans le processus L.m.d (Licence, master, doctorat) en travail social, afin de s’arrimer au système académique universel. Il y a des partenaires nationaux et internationaux qui appuient cet institut, dans la réalisation de ses objectifs

Achille TCHIKABAKA