Hugues Ngouélondélé, ministre de la jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, était l’invité de notre confrère Gildas Mayela de Télé-Congo, à sa nouvelle émission «Propos direct», diffusée jeudi 23 décembre 2021. Au cours de cette émission, Hugues Ngouélondélé a été interrogé sur l’emploi avec l’organisation d’un forum à Paris, la jeunesse et le sport. Nous revenons sur le forum de Paris.

L’organisation du forum de recrutement des Congolais de la diaspora sur la place de Paris a retenu l’attention du journaliste qui a voulu savoir pourquoi organiser un forum de recrutement à Paris, alors qu’au pays, le chômage est massif.
«C’est vrai qu’autour de la question de ce forum, il y a eu beaucoup à dire. Avant qu’on aille à Paris, on a attendu beaucoup de choses. Bon, c’est normal, c’était une première. Les gens n’étaient pas très informés. Le Ministère en charge de l’emploi est particulièrement l’interface entre les entreprises privées qui veulent s’installer dans notre pays et les chercheurs d’emplois. La différence est nette avec le Ministère du travail et le Ministère de la fonction publique. Nous ne recrutons pas directement sur la fonction publique. La loi permet aux Congolais chercheurs d’emplois d’être prioritaires. C’est ce que nous appelons la congolisation des postes. Malheureusement, lorsque des grandes entreprises, sociétés, établissements installés chez nous au Congo font des appels à candidature, les Congolais ne sont pas présents. Vous remarquerez que tous ces postes sont occupés par des étrangers», a répondu le ministre Ngouélondélé.
«Pourquoi les congolais ne sont pas présents, Monsieur le ministre?», a insisté le journaliste. «Mais, parce qu’on ne trouve pas justement des personnes qualifiées qui ont le bon profil pour occuper ces postes. Ainsi, nous avons pensé aller en France, en prenant ce pays comme base centrale, afin d’organiser ce premier forum européen. Il y a eu des jeunes qui sont partis de Norvège, d’Italie, d’Allemagne qui sont venus pour rencontrer ces entreprises installées au Congo et qui ont besoin des Congolais pour travailler chez eux. Ce déplacement a été préparé avec l’A.c.p.e qui a regroupé plus d’une trentaine d’entreprises, comme Total, Canal plus, Perinco, Brasco, M.t.n, C.i.b et j’en passe, qui évoluent au Congo et qui sont venues avec nous, à Paris, représentées par leurs cadres. Nous avons remarqué qu’à Paris, le jour de l’ouverture, il y a eu un engouement tel que nous avons senti que cette diaspora a besoin de rentrer au pays».
La suite de ce forum sera-t-elle à Paris encore ou au Sénégal par exemple, parce la diaspora congolaise est un peu partout. A ce propos, le ministre Ngouélondélé a rassuré qu’«on ne va pas s’arrêter, parce que nous sommes allés à Paris qui regroupe beaucoup de nos compatriotes. On aurait dû aller en Italie, mais en Italie, il n’y a pas beaucoup de Congolais. Mais à Paris, ils sont nombreux et les autres convergent là. Demain, nous pourrons aller au Maroc. Il y a une forte communauté qui y vit. Nous pourrons aller à Dakar, là aussi il y a une forte communauté congolaise, en Côte d’Ivoire et même aux Amériques. Nous avons beaucoup d’étudiants au Canada et, donc, nous allons nous organiser. Nous travaillons déjà et sous peu, nous allons vous annoncer la ville choisie, pour le deuxième forum».

Luze Ernest BAKALA