Ministère en charge de l’emploi

Hugues Ngouélondélé en pleine action pour remettre de l’ordre à l’A.c.p.e

La direction générale de l’A.c.p.e (Agence congolaise pour l’emploi), à Brazzaville, est secouée par un conflit social opposant les travailleurs à l’actuel directeur général, Wilfrid Bitsy. Voilà qui a conduit Hugues Ngouélondélé, ministre de la jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante et de l’emploi, à taper du poing sur la table, pour exprimer son mécontentement, lors d’une communication faite, jeudi 8 décembre 2022, à son cabinet de travail, à Brazzaville, devant le directeur général, les cadres et agents. Histoire de remettre de l’ordre dans la maison.

La direction générale de l’A.c.p.e, structure administrative qui a entre autres missions de lutter contre le chômage, en «prospectant les postes d’emplois, en vue du placement des demandeurs d’emplois», est secouée par un conflit social provoqué par le mécontentement des travailleurs face à la manière de diriger de Wilfrid Bitsy qui est accusé de mauvaise gestion et de non-respect des textes régissant le fonctionnement de sa structure. Le travail est ainsi perturbé et les agents, regroupés au sein de leur syndicat, militent pour le départ du directeur général.

Le directeur général de l'A.c.p.e (à gauche) et les cadres de cette agence, suivant la communication.
Le directeur général de l’A.c.p.e (à gauche) et les cadres de cette agence, suivant la communication.

Conséquence, l’A.c.p.e, qui a remplacé l’ex-Onemo (Office national de l’emploi et de la main d’œuvre), peine à accomplir ses missions, parmi lesquelles, figurent entre autres, celles d’être le conseiller en orientation et en insertion professionnelles, chargé du suivi et de l’accompagnement des demandeurs d’emploi; et d’être le conseil en emploi, chargé des relations avec les entreprises.

Dans sa communication, le ministre Hugues Ngouélondélé n’est pas passé par quatre chemins pour fustiger les méthodes du directeur général et ses services. «L’arrêt des activités de certaines agences locales (Kinkala, Bacongo, Nkombo) ainsi que le mauvais fonctionnement des centres d’information et d’orientation implantés à l’Université Denis Sassou-Nguesso et à l’Université Marien Ngouabi, par manque d’anticipation dans la gestion des charges fixes, à savoir: la mise à disposition de la logistique; la fourniture d’Internet; le paiement des loyers, conformément aux contrats de bail; le paiement des factures d’électricité et d’eau, etc. Aujourd’hui, il est donc nécessaire, en fonction des ressources disponibles, non seulement d’accélérer l’implantation des agences locales à travers le territoire national, mais aussi de leur donner les moyens nécessaires à leur bon fonctionnement, sans interruption du service public. Le directeur général et ses services sont vivement interpellés à cet effet», a-t-il martelé.

Il a aussi sommé les cadres et agents de cette structure de se mettre résolument au travail, dans un esprit de fraternité, pour que cette agence accomplisse ses missions. «A l’occasion des nombreux échanges que j’ai eus avec le personnel de l’A.c.p.e depuis ma nomination à la tête du ministère en charge de la formation qualifiante et de l’emploi, j’ai attiré votre attention sur la nécessité de travailler la main dans la main, dans un esprit d’équipe et de franche collaboration. Je constate, cependant, la persistance du même climat délétère qui régnait avant la nomination du nouveau directeur général et qui ne permet pas à l’A.c.p.e d’accomplir ses missions. Je lance un ultime appel au staff dirigeant, aux personnels et aux syndicats des travailleurs, pour que règnent désormais l’ordre et le travail bien fait», a-t-il indiqué. Signalons que lundi 12 décembre, le ministre Ngouélondélé s’est rendu à la direction générale de l’A.c.p.e, à Mpila, pour s’assurer de la bonne reprise du travail dans cette structure.

Luze Ernest BAKALA