Nommé en avril 2022 comme sous-préfet du District de Louingui, dans le Département du Pool, Hubert Nombo est un cadre polyvalent et syndicaliste qui a exercé dans le domaine du bois et de l’administration au sein des sociétés d’exploitation forestière, avant d’être recruté au S.c.p.f.e (Service de contrôle des produits forestiers à l’exportation). A l’ouverture démocratique, il s’est engagé en politique, dans le R.d.p.s (Rassemblement pour la démocratie et le progrès social) où, à partir de 1992, il s’est fait élire et réélire, comme conseiller départemental du Kouilou. Après un passage à l’U.m.p (Union pour un mouvement populaire), il a, depuis 2020, intégré le P.c.t (Parti congolais du travail) et aujourd’hui, le voilà nommé sous-préfet de Louingui. Dans l’interview qu’il nous a accordée, dans sa sous-préfecture, il parle de ses débuts dans ses nouvelles fonctions et de la situation de la jeunesse. «Je suis arrivé à Louingui comme un soldat, parachuté dans une zone inconnue», avoue-t-il.  * Il y a de cela un mois que vous avez pris vos fonctions à la tête de la sous-préfecture de Louingui. Quel est votre constat des lieux?
** Le constat que je fais des lieux est positif, malgré des structures délabrées que nous avons trouvées. Je suis arrivé à Louingui comme un soldat, parachuté dans une zone inconnue. Pour apprécier la localité de Louingui, je peux la comparer à la localité d’où je viens: Madingo-Kayes.
Entre le District de Louingui et celui de Madingo-Kayes, il y a une grande différence. Pour dire mieux, Louingui est deux fois voire trois fois mieux que Madingo-Kayes. Le fait d’arriver dans une localité où vous avez des structures qui peuvent vous accueillir, c’est une bonne chose. Cela fait un mois que je suis logé à l’hôtel, à défaut de résidence qui est en travaux. Les services administratifs, logés dans l’hôtel de la sous-préfecture, dont les travaux ne sont pas encore achevés, fonctionnent. Louingui peut m’adopter facilement et je peux m’adapter. En exemple, j’ai entretenu les jeunes qui étaient venus vers moi et pendant plus d’une heure, j’ai discuté avec eux. A la fin de notre entretien, ils m’ont dit que j’étais le premier chef de district à discuter avec eux, à accorder de l’importance à la jeunesse de cette localité.
En effet, les jeunes manquaient de communication avec les autorités locales. Pas seulement avec le sous-préfet, mais également avec tous les responsables qui viennent ici. Ils devraient s’intéresser à la jeunesse, parce qu’on ne peut pas se passer de la jeunesse. Je prends un exemple simple, le sport. Rien n’est fait pour développer le sport dans cette localité. Je ne vois aucun terrain de football. Il n’y a aucune activité sportive organisée. Dans les autres villages, y a-t-il des terrains de football qui sont aménagés? Je n’ai pas encore visité ces villages, mais je constate que le sport manque beaucoup à Louingui.

* Vous avez également tenu une réunion avec les services déconcentrés de la sous-préfecture. De quoi il s’est agi?
** J’ai rappelé aux uns et aux autres nos devoirs et nos priorités. Il y a des textes qui nous régissent. Les mêmes textes disent que le sous-préfet est le représentant de l’Etat dans la circonscription administrative. A ce niveau, tous les responsables de services devraient se rapprocher de la sous-préfecture, pour que nous produisions un rapport fort pour toutes les activités qui se déroulent dans la circonscription. Si ce contact ne s’effectue pas, chacun fera ce qu’il veut et donc, j’ai rappelé cela.

* Et avec les chefs de quartiers de Louingui, c’était le même discours?
** Oui, le même discours! Je leur ai dit que j’étais le nouveau chef. Chacun doit mettre la main à la pâte sur les questions de salubrité et observer la journée de salubrité, conformément à la note circulaire du Premier ministre. Nous sommes dans une période électorale où l’on voit venir les candidats, chacun avec son discours. Nous sommes les représentants de l’Etat, donc il ne faut pas tomber sous le charme des candidats, pour faire leur volonté. Les textes doivent également être appliqués, parce que les candidats ont l’obligation de passer par la sous-préfecture, avant de déployer leurs activités.

* Une dernière préoccupation avant de clore cet entretien?
** La plus grande préoccupation de l’heure reste mon investiture. C’est une cérémonie solennelle qui permettra à toute la localité de constater la présence d’un nouveau chef à la tête de la sous-préfecture. C’est à cette occasion que nous pourrons avoir une communication permettant aux uns et aux autres de connaître notre programme.

                               Propos recueillis à Louingui par Chrysostome FOUCK ZONZEKA

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