Dans le cadre de sa mission de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude au sein l’administration publique congolaise, la H.a.l.c (Haute autorité de lutte contre la corruption), que dirige Emmanuel Ollita Ondongo, est dotée d’une centrale d’appels permettant aux citoyens de signaler les faits présumés de corruption, concussion, fraude et autres détournements de fonds. Malheureusement, la H.a.l.c a perdu sa centrale d’appels dans un incendie qui a tout détruit sans rien épargné, le mercredi 16 novembre 2022. Même le bâtiment réhabilité à cet effet n’a été épargné. Le feu aurait été provoqué par un court-circuit et n’a pas de victimes, plutôt des dégâts matériels importants.

C’est un coup dur dans le dispositif de lutte contre la corruption, la concussion et la fraude au Congo. En effet, l’un des instruments capitaux de travail dont dispose la H.a.l.c a été réduit en cendres par un incendie dont l’origine serait un court-circuit. Hasard des hasards ou opération des esprits malveillants ne voulant pas voir la politique de lutte contre les anti-valeurs être mise en œuvre dans le pays? En tout cas, les faits sont là et les interrogations demeurent.
Mais, d’après le chef du département sensibilisation et communication que nous avons eu au téléphone, «cet accident ne va pas nous décourager à poursuivre notre mission». La centrale d’appels a été construite et équipé avec l’appui des partenaires parmi lesquels le P.n.u.d (Programme des Nations unies pour le développement) qui accompagne la mise en place de cet organe dans les formations et autres services.
Le numéro vert est le 1023, pour signaler à la H.a.l.c les cas présumés de détournements de fonds, de corruption, de concussion et de fraude. Mais, dorénavant, les populations doivent attendre la reconstruction d’un bâtiment et l’acquisition d’un nouveau parc informatique, pour revoir ce numéro fonctionner. Le gouvernement devra donc se décider à financer une nouvelle centrale. Espérons que les partenaires seront compréhensifs pour continuer à accompagner ce projet.
Les courts-circuits sont dû d’une part aux installations qu’il faut revoir et d’autre part à la société E2c (Energie électrique du Congo) responsable de la gestion et la fourniture d’électricité dont les coupures et les rétablissements intempestifs provoquent souvent ce genre d’incidents. Combien de ménages et d’entreprises ne voient-ils pas leurs équipements ou patrimoines immobiliers partir en fumée à cause des courts-circuits?

Narcisse MAVOUNGOU