La H.a.l.c (Haute autorité de lutte contre la corruption) a poursuivi, jeudi 11 novembre 2021, à l’Hôtel Radisson Blue, à Brazzaville, sous les auspices de son président, Emmanuel Olita Ondongo, sa campagne de sensibilisation et de vulgarisation des textes de référence relatifs à la lutte contre la corruption, la concussion, la fraude et les infractions assimilées. «Corrupteurs et corrompus, la récréation est terminée», est le thème consacré à cette campagne qui a démarré au mois de juin dernier, lors d’une rencontre au Ministère des finances et du budget, et qui s’est poursuivie dans les différents cabinets ministériels. Cette fois, c’était le Ministère de l’énergie et de l’hydraulique qui était concerné. Le ministre Honoré Sayi et les cadres de son département ministériel étaient là.

Les participants ont été édifiés à travers quatre exposés sur les sous-thèmes: «Ecosystème national de lutte contre la corruption», présenté par Martin Job, chef du Département de la planification, du suivi et évaluation et du contrôle interne à la H.a.l.c; «La Haute autorité de lutte contre la corruption et ses procédures de saisine», par Albert Jean-Didier Ngoma, chef de division des investigations administratives»; «Aperçu de la loi anticorruption», par Rufin Arsène Bakouetana, assistant technique du secrétaire général de la H.a.l.c; «La lutte contre la corruption et la place de la loi relative à la déclaration du patrimoine», par Germain Loubota, chef du Département de la prévention, sensibilisation et communication de la H.a.l.c.
Au regard de l’évolution des réformes institutionnelles qui s’opèrent dans le pays, «le secteur œuvrant dans la lutte contre la corruption n’a pas été épargné. Dans l’application des 48 mesures issues de l’accord entre le Congo et le F.m.i, le gouvernement de la République du Congo, plus que jamais déterminé à prévenir et à lutter résolument contre la corruption, la concussion, la fraude et les infractions assimilées, a entrepris, depuis 2019, la réforme de son dispositif institutionnel… qui a abouti à la création de la H.a.l.c., en remplacement de deux précédentes institutions, l’Observatoire anticorruption et la Commission nationale de lutte contre la corruption…», a rappelé Emmanuel Olita Ondongo.
La H.a.l.c se réjouit de ce qu’étant encore au début de ses activités, les autorités procèdent déjà à la déclaration de leur patrimoine. Selon qu’il est dit dans la loi n°4-2019 du 7 février 2019 relative à «l’obligation de déclaration de patrimoine par les citoyens élus, ou nommés à une haute fonction publique».
La campagne de sensibilisation est un impérieux devoir pour l’institution, afin de baliser la voie de l’émergence tant attendue du Congo. Seulement voilà, «il est incompatible de sauver, d’un côté l’émergence d’un pays, et de l’autre entretenir dans ce même pays, les antivaleurs comme la corruption, la concussion, la fraude, etc», a soutenu Emmanuel Olita Ondongo, qui estime que le seul secret pour y arriver, c’est «le changement de nos comportements, nous, filles et fils de ce pays que nous aimons tous», a-t-il conclu.
Cette campagne de sensibilisation se poursuivra dans d’autres ministères et institutions publiques. Le Ministère de l’économie forestière, le Ministère des transports et de la marine marchande, le Ministère de l’économie, du plan et de la statistique et le Ministère des postes, des télécommunications et de l’économie numérique ont déjà été sensibilisés.

Joseph
MWISSI NKIENI