Dans le cadre du Projet «Forest governance market and climat programme», financé par l’organisme de coopération du gouvernement britannique et l’A.f.d (Agence française de développement), l’O.c.d.h (Observatoire congolais des droits de l’homme) et la R.p.d.h (Rencontre pour la paix et les droits de l’homme), qui mettent en œuvre ce projet, ont organisé, jeudi 17 mars 2022, en partenariat avec le Ministère de l’économie forestière, une table-ronde sur les forêts, dont les travaux se sont déroulés au siège dudit ministère, à Brazzaville.
Ouverte par Bienvenu Babéla, conseiller administratif et juridique, assurant les fonctions de directeur de cabinet de la ministre de l’économie forestière, en présence de Christian Mounzéo, coordonnateur national de la R.p.d.h, Franck Chardin Aubin Tchibinda, directeur exécutif de l’O.c.d.h, et Mme Nina Cynthia Kiyindou Yombo, responsable chargée du programme des ressources naturelles et des droits des communautés forestières à l’O.c.d.h, la table-ronde, qui a regroupé des participants venus des organisations de la société civile, impliquées dans la gestion durable des ressources naturelles, et des administrations publiques, surtout de l’économie forestière, visait à identifier les opportunités d’assurer à la forêt congolaise une meilleure protection, par l’amélioration de sa gouvernance.
Elle a permis de faire l’état des lieux des différents processus en cours sur la gouvernance forestière, que sont par exemple l’A.p.v-Flegt (Accord de partenariat volontaire), l’I.t.i.e (Initiative pour la transparence dans les industries extractives), la Redd+ (Réduction des émissions dues à la dégradation et à la déforestation forestière), la Cafi (Initiative pour les forêts d’Afrique centrale), et la C.d.n (Contribution déterminée au niveau national), pour la lutte contre les changements climatiques.
Ouvrant les travaux, Bienvenu Babéla a rassuré que «depuis deux décennies, la République du Congo a inscrit l’aménagement forestier comme base de gestion durable des écosystèmes forestiers. Le pays a également consacré environ 12,7% de son territoire national, à la conservation de la biodiversité, au travers les aires protégées. Bien que ces performances soient louables, la République du Congo va poursuivre ses efforts jusqu’à ce que toutes les concessions forestières soient aménagées et gérées durablement, de façon concertée et participative».
«Les participants se sont accordés sur un certain nombre d’avancées en matière de gouvernance forestière, à travers les réformes légales et réglementaires, à travers les engagements internationaux, mais également les engagements dans les différents processus. Maintenant, il se trouve qu’il y a un consensus autour du renforcement de l’inclusion de la société civile, des communautés locales et des populations autochtones. Un consensus a été aussi retenu autour de l’idée d’appuyer davantage des structures publiques qui sont en charge des questions en matière d’appui technique, financier et des ressources humaines», a confié Christian Monzéo à la fin des travaux.
La forêt joue plusieurs fonctions essentielles et vitales pour la survie de l’humanité. Sa préservation est un défi planétaire qui nécessite la mobilisation des énergies et des ressources multiformes. Plusieurs enjeux sont autour de la question forestière, parmi lesquels il y a la lutte contre les changements climatiques et l’exploitation illégale des forêts. Deuxième ressource nationale après le pétrole, la forêt contribue, au Congo, à hauteur de 5% du P.i.b (Produit intérieur brut) et le secteur forestier est pourvoyeur d’emplois à hauteur de 40%. Les participants à la table-ronde ont relevé que la meilleure gouvernance des ressources forestières passe par la création d’une synergie entre les organisations de la société civile et l’administration publique.

Martin
BALOUATA-MALEKA

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici