Il se tient, du 1er au 30 septembre 2022, à l’Atelier 122, à Gimont, petite commune du Département du Gers, dans les confins du Sud-Ouest de la France, une exposition-vente des œuvres de deux peintres congolais, Roger Ikouba de Pointe-Noire et Shaggy Luamba de Kinshasa (RD Congo). Peintures, sculptures, meubles, etc, des œuvres artistiques qui, sans l’aide de quelque guide touristique, vous promènent à travers des villages, des forêts, des eaux, des savanes, des montagnes.
Pour tout adepte de découvertes insoupçonnées, le jeu en vaudrait la chandelle en se rendant à Gimont. Effectivement, c’est bien au 122 de la Rue Nationale, dans cette petite commune de Gimont que se déroule, depuis le 1er septembre, à l’initiative de Roger Ikouba de Pointe-Noire et Shaggy Luamba de Kinshasa, une exposition presque jamais vécue par les Gimontois. En témoignent ces tableaux collés aux murs, d’autres étendus sur de longues tables, des sculptures disposées partout. Bref, une nature fort splendide en parfaite symbiose avec les hommes qui y vivent. C’est ce Kongo d’une inestimable diversité culturelle qu’il faut venir contempler à cette exposition-vente.
Un véritable motif de fierté pour les exposants dont l’Epace culturel Kintouari de la Corniche de Foucks, basé à Pointe-Noire. «Je ne suis pas l’artiste. Je suis la messagère envoyée par l’Espace culturel Kintuari et son directeur Jagger Kimpouni. Ceci, pour vous faire entrer dans les paysages, dans l’abstraction, dans la tradition du Royaume Kongo», s’est félicitée, le jour du lancement, Brigitte Lavaleur, représentante de l’Espace culturel Kintouari.
Selon elle, il est question de consolider ce pont culturel jeté depuis des millénaires sur le Fleuve Congo par les ancêtres. «Nous abolissons la frontière que représente le Fleuve Congo», a encore déclaré Mme Cacicedo. Non sans évoquer la rumba, un patrimoine immatériel des deux Congo qui puisent leurs origines dans l’ancien et puissant Royaume du Kongo. «Dans la tradition du Royaume Kongo, il y a aussi la rumba congolaise», a-t-elle ajouté.
Visiblement séduite par la qualité des œuvres, la déléguée à la culture de la mairie de Gimont, Corinne Cacicedo, estime que cette exposition est une occasion d’effacer la frontière et donc d’ériger une passerelle culturelle entre les peuples du kongo et le peuple français. «C’est une chance de créer une espèce de passerelle culturelle avec nos amis du Kongo qui sont à plus de 8.000 km d’ici. C’est tout à fait exceptionnel», a-t-elle déclaré. Ce vernissage prend fin le 30 septembre prochain.

John NDINGA-NGOMA

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