Après la première vague en avril 2021, le Fonds d’appui au développement des petites et moyennes entreprises a octroyé une deuxième vague de subventions à 83 P.m.e (Petites et moyennes entreprises) sur 324 demandes. La liste des entreprises bénéficiaires de ces subventions a été rendue publique par Mme Jacqueline Lydia Mikolo, ministre des petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et du secteur informel, lors d’une cérémonie, jeudi 5 mai 2022, à L’Hôtel Radisson Blu, à Brazzaville, en présence de Mme Korotoumou Ouattara, représentante de la Banque mondiale, Alphonse Missengui, président du comité de sélection et du syndicat patronal Uni-Congo, et Benoît Ngayou, coordonnateur du Padec (Projet d’appui aux entreprises et à la compétitivité). Le Fonds d’appui au développement des petites et moyennes entreprises est l’un des outils opérationnels du Padec (Projet d’appui au développement des entreprises et la compétitivité). Il vise à assurer un accompagnement technique aux entreprises et sert également de levier à la mobilisation de fonds additionnels auprès des institutions financières comme les banques et les établissements de microfinance au profit des entreprises.
Le coût global des subventions accordées aux 83 entreprises s’élève à un montant de 1.797.947.294 francs Cfa. Les entreprises bénéficiaires sont de quatre secteurs: l’agrobusiness (51 entreprises); le tourisme (13); les nouvelles technologies de l’information et de la communication (10); le transport et logistique (9). 25 % de ces entreprises sont dirigées par des femmes. Un échantillon de douze entreprises a réceptionné le chèque symbolique de ces subventions, signé par la ministre Mikolo.
Expliquant la procédure du choix des bénéficiaires, Alphonse Missengui a indiqué que le comité de sélection, qui «est chargé stratégiquement d’examiner et de présélectionner les demandes des entreprises adressées au projet, pour solliciter des financements, a examiné les dossiers transmis qui ont fait l’objet d’un «diagnostic intégral». Selon lui, «cet appui est nécessaire pour ôter les goulots d’étranglement qui entravent la compétitivité et le développement de l’entreprise».
Pour la ministre Mikolo, qui a exhorté les promoteurs des entreprises bénéficiaires à une gestion rigoureuse des fonds reçus, «le secteur privé est le principal levier de croissance de notre marche vers le développement pour sa contribution significative à la fois au P.i.b national, mais aussi en termes de création d’emplois et de réduction de la pauvreté. Cependant, pour lui permettre de jouer pleinement son rôle moteur de croissance inclusive et durable, le gouvernement de la République a initié des actions et engagé des réformes visant sa transformation structurelle, afin de le rendre plus attractif et rentable». Selon elle, «d’ici à l’horizon 2023, le Fonds d’appui au développement des P.m.e doit accompagner 200 entreprises et dix chaînes de valeur dans le développement de leur performance, pour une grande compétitivité. C’est l’objectif principal de ce projet».
L’un des bénéficiaires, Willy Etoka, dont l’entreprise, Eco-oil, a obtenu une subvention de plus de 100 millions de francs Cfa, apprécie ce soutien en ces termes: «En tant que groupe Eco-oil qui œuvre dans le cadre de l’agro-industrie, généralement, nous ne sommes pas soutenus, on n’a pas de subvention. C’est la première subvention qui vient de la Banque mondiale en partenariat avec le gouvernement congolais. Je pense que les autres subventions pourront suivre incessamment, parce qu’aujourd’hui, avec la crise alimentaire qui arrive, nous avons un réel problème sur la filière corps gras. On avait déjà anticipé de reprendre les différentes entreprises d’Etat que sont Huilka, Sanghapalm et bien d’autres, qui étaient abandonnées, pour les faire renaître. Cet argent va aller droit pour renforcer les producteurs agricoles. On a annoncé plus de 100 millions que nous bénéficions».
Pour sa part, Mme Edith Nanette Diba, présidente de la coopérative Agrofield Business, bénéficiaire également de la subvention, a expliqué que cet appui financier permettra de lancer la semi-industrialisation de sa production. «Nous sommes déjà en activité depuis deux ans. Nous travaillons de façon artisanale. C’était pénible de couvrir la demande que nous avons sur le marché. Cette subvention va nous permettre de semi-industrialiser notre chaîne de production, pour améliorer le rendement et les capacités de notre coopérative», a-t-elle précisé.

Martin
BALOUATA-MALEKA

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